Je pensais comme vous Diogène, mais à la réflexion, je trouve, tout de même, des lacunes importantes au niveau historique.
1 - L’auteur fait impasse sur holodomor, le génocide-famine (1932-1933) voulu par Staline, des paysans ukrainiens, tout au moins dans la partie orientale déjà controlée par les communistes de 1918 à 1939 et qui a fait environ 7 millions de morts (chiffre qu’on minimise, pour laisser la Shoah au premier rang).
2 - Il oublie de parler du pacte germano soviétique attribuant, en 1939, toute la Galicie aux communistes, avec des déportations immédiates en Sibérie de l’élite locale et des meneurs paysans. La région n’a pas oublié et cela explique sa méfiance vis à vis des Russes.
3 - On remarque, pour le passé, et le présent, un certain parti-pris anti-Polonais de l’auteur.
Celà étant, si cela explique et justifie les positions des uns et des autres, aujourd’hui, ça ne change pas la conclusion souhaitée par l’auteur.
L’Ukraine ne doit pas être incorporée dans l’Otan, ni dans l’U.E, ni être récupèrée par la Russie. Elle doit être un pont entre l’Europe (occidentale et centrale) et la Russie, voire un modèle de démocratie et de bonne gouvernance.