@Jean Keim : merci pour votre réflexion qui fait de cette scène des tentations une expérience très personnelle de Jésus tiraillé dans son être entre les attraits pratiquement irrésistibles de satisfaire pleinement tous les besoins humains en consommation, en domination et en popularité. Ces attentes, bien inscrites dans sa nature, ne cadrent toutefois pas avec le règne de son Père qu’il vient inaugurer sur la terre, un règne de partage et de solidarité, un règne de service et d’entraide, un règne où les plus grands se font les plus petits et les plus petits deviennent les plus grands. Une sorte de monde à l’envers.
Jésus, habitué de parler en paraboles et avec des images, a raconté à ses apôtres l’expérience qu’il a vécu au désert et les choix qu’il a alors fait. Il a parlé d’un Satan à qui tous les pouvoirs lui ont été consentis sur la terre et qui lui a fait miroiter des possibilités de s’en tirer plus facilement avec sa mission en acceptant sa collaboration.
La référence à Satan, comme être indépendant, demeure mystérieuse. Pour certains ce personnage d’un au-delà existe vraiment et agit dans le monde. Pour d’autres ce n’est qu’une façon d’exprimer les fondements du mal qui nous hante tous et toutes.
Dans le cas présent est cette mise en évidence des grands défis que l’humanité devra surmonter pour atteindre cette terre promise : le pouvoir de l’argent ou de l’avoir, le pouvoir de conquête et de domination, et le pouvoir d"impressionner et de rayonner.
Avec tout mon respect