@ Monsieur J-C. Allard
Excellent billet.
D’où viendra le sursaut, écrivez-vous ? Mais de personnes telles que vous, telles que moi.
Nous ne faisons que vivre à notre époque et à notre tour ce que d’autres ont déjà vécu eux aussi (toutes proportions gardées en matière de barbarie, l’histoire contemporaine ayant apporté à la question une dimension scientifique et industrielle certaine).
Comme d’autres nous sommes conscients de l’impérieuse nécessité d’agir comme des sentinelles actives pour défendre la Cité, notre bien commun, même contre ceux qui s’y refusent ou n’en comprennent pas la nécessité.
Il ne tient qu’à nous tous de nous remémorer cette phrase : « Guetteur, où en est la nuit ? ».
Certains dorment, tranquilles, confiants, tandis que d’autres comme vous, comme beaucoup d’entre-nous, scrutons l’ombre, écoutons les moindres bruits anormaux, prêts à lancer l’alarme. Nous veillons et agissons.
Il nous faut admettre que ce rôle est sans doute le nôtre puisque nous en mesurons l’importance à chaque aube qui se lève.
« Cet appui de la population n’est possible que si celle-ci est intimement convaincue que la loi est juste, percevant les forces de l’ordre comme une émanation d’elle-même appliquant une morale et des principes qui sont les siens, non pas comme un corps étranger de mercenaires à la solde d’une minorité et en protégeant les seuls intérêts. »
« C’est cette perception qui fait toute la différence entre un recrutement fascisant de la population pour qu’elle soutienne des mesures d’oppression et une conscription volontaire spontanée des citoyens pour défendre l’ordre contre le crime. C’est cette identification du citoyen à une force de l’ordre qui est à son service et non l’inverse, qui est la seule solution a une vulnérabilité telle de la société au crime que les mesures nécessaires pour s’en protéger semblent faire apparaître notre liberté illusoire. » « D’où viendra le sursaut ? »