« Il faut interdire les délocalisations, sanctionner les patrons voyous, pour cela il faut voter des lois garantissant le plein emploi et la relance économique. »
Il faudra quand même avertir les électeurs et -trices, que quand les hurluberlus d’extrême gauche garantissent le plein emploi, c’est le droit qu’ils offrent, mais que le devoir afférent, c’est l’acceptation par chacun du boulot qu’on lui assigne.
C’est ainsi qu’un cuisinier de trois étoiles Michelin, un croupier ou un marqueteur même meilleur ouvrier de France mais mal noté politiquement, peut se retrouver au ramassage des poubelles, puisque la Nomenklatura aura besoin de beaucoup moins de trois étoiles, de casinos et de meubles précieux, qu’à présent.
C’est ainsi aussi qu’un programmeur informatique, une laborantine ou une bibliothécaire au chômage, se retrouveraient à
cueillir, récolter ou ramasser des oranges en janvier, des choux de Bruxelles em février, des salsifis en
mars, des pommes de terre nouvelles en avril, des asperges en mai, des cerises
en juin, des abricots en juillet, du raisin en août, des betteraves en
septembre, des pommes en octobre, des noix en novembre et des châtaignes en
décembre, avant de repartir dans le sud pour recommencer aux oranges...
Céline qui était allé en
URSS pour claquer un peu des droits de la traduction - en russe, par Elsa
Triolet, la mûûûûse d’Aragon, ça s’invente pas - du « Voyage », les roubles n’étant pas convertibles, avait décortiqué tout le système en moins de deux mois :
« …il faut que
tout le monde danse, faut plus un boiteux à la traîne. « Qui
ne danse pas « Fait
l’ aveu tout bas « De quelque
disgrâce... »