@ l’auteur
J’apprécie toujours vos interventions. Elles sont toujours pensées et pleines de recul objectif. Là j’avoue que vous me surprenez un peu. Si bien sûr, il est absurde de faire porter les fautes sur les peuples comme c’est trop souvent le cas (les juifs n’étant cependant pas un peuple), cela est valable pour la communauté juive. Mais en tant que psychologue, vous savez comme moi, que la notion de culpabilité ou de faute est toute relative. Tout être humain a une part de responsabilité , aussi infime soit-elle. Or si les juifs sont dans la situation dans laquelle ils se trouvent, à savoir des victimes éternelles, cela sous-entend que les autres, les non-juifs, sont eux un peu plus responsables. Là je ne suis pas d’accord. L’homme est grégaire par instinct, susceptible par peur de sa propre valeur et lâche face à la minorité. Depuis la naissance du judaïsme, et de façon plus ou moins complexe, les juifs ont acquis la certitude inconsciente (on les y a aidés) d’être « supérieurs » aux autres, car élus de Dieu. Et par conséquent, il faut revenir sur leur attitude tout au long de l’Histoire. Bien sûr que tous ne sont pas ainsi, mais ce qui se dégage de cette histoire, c’est une sorte de mise à l’écart d’abord volontaire face aux Gentils, jugés impurs. Or l’être humain déteste se sentir humilié ou infériorisé. Il peut réagir avec violence. C’est ce qui s’est passé à l’égard des juifs. Leur petit nombre les a poussés à se regrouper de manière tribale et à se couper des autres dans leur différence « supérieure » de peuple « élu ». Donc, il y a une responsabilité individuelle dans le fait de refuser de remettre en question un mythe, quand celui-ci est en dépit de tout confortable. On ne peut pas sans cesse se sentir victime des autres sans jamais se demander quelle est sa part de responsabilité. Il en va de même pour tout être humain.Or là, il y a une faille. Certes tous n’ont pas ce fonctionnement, mais les vrais responsables sont les sionistes, qui ont menti, falsifié, manipulé les esprits, à commencer envers leurs co-réligionnaires, ou prétendus tels. Cette lobotomisation perpétrée par les sionistes pourrait être bousculée, pour peu que la majorité des juifs remette en question ce qu’on leur a vendu comme valeur dogmatique, à savoir le sionisme et Israël. Nos facultés intellectuelles et notre raison sont là aussi pour nous permettre d’être critiques. Si on ne le fait pas, nous sommes responsables. Le fait d’émigrer vers Israël est un acte posé allant à l’encontre des Palestiniens, car cela veut dire qu’on va dans un pays s’installer au détriment de ceux qui y étaient. Donc, que la responsabilité des peuples soit sujette à caution, d’accord, mais on ne peut pas d’un revers de la main affirmer que l’on est responsable de rien. L’honnêteté intellectuelle, ça existe aussi. Et si on préfère se laisser manipuler par fainéantise intellectuelle, c’est une responsabilité. Que la majorité des juifs refuse de critiquer Israël et le sionisme n’est pas « normal ». Que des milliers de Palestiniens (le peuple justement) soient humiliés depuis plus de 65 ans, il y a responsabilité collective. Que l’on ressasse la Shoah comme un bouclier sans jamais se préoccuper des autres victimes du nazisme, il y a responsabilité ; que l’on tire la couverture à soi de façon nombriliste, il y a responsabilité. Nous avons tous une part de responsabilité dans notre destin individuel et collectif. Il en est de même pour les juifs. Eux aussi doivent faire leur mea culpa et se poser les bonnes questions au lieu de rejeter en permanence la faute sur les autres en les culpabilisant de manière parfois indécente. Certains l’ont fait et je leur rends hommage, mais ils sont vilipendés par le reste de la communauté pour avoir osé jouer la carte de l’honnêteté intellectuelle. Cela est grave et conscient.