@Diverna
Observation intéressante.
Les dispositions mises en oeuvre ne concernent pas que les « magnats de la drogue », mais bien tout un chacun, ce qui en soit constitue déjà un très grave problème de libertés publiques en cas d’utilisation dévoyée. La limite est impalpable.Il n’en demeure pas moins que la sécurité d’un Etat dépend du renseignement qu’il collecte, traite, analyse et qui lui permet de réagir en anticipant la réalisation de menaces.
S’agissant des écoutes téléphoniques relatives à l’ancien PR, on ne peut qu’être surpris par l’amateurisme des intéressés qui sont loin d’être des perdreaux de l’année et qui, légitimement « inquiets », ont à l’évidence sérieusement manqué de prudence et d’à-propos dans leurs démarches de renseignement alors qu’ils ne pouvaient sérieusement ignorer qu’ils se promenaient dans un champs de mines où le faux pas est toujours le dernier.
Le véritable problème qui gangrène ce clair-obscur qui existe et que chacun devine dans l’exercice d’un pouvoir où le politique, l’exécutif, le renseignement et le judiciaire se rejoignent, est la mise en place de (hauts) fonctionnaires acquis à tel ou tel bord politique avec l’entrée en jeu de juges dont les sensibilités politiques ou /et les affiliations syndicales sont de nature à vider de toute impartialité l’exercice d’un pouvoir judiciaire qui, par essence,devrait être neutre mais qui est d’entrée de jeu (à tort ou à raison), soupçonné.cf.