Mr
Allard
J’ai
deux trois arguments à opposer à votre diatribe en faveur de la
bénédiction religieuse pour le mariage homosexuel, qui, dites-vous
finirait l’intégration des homosexuels dans la société.
Le
bonheur, la sincérité, la pureté de l’engagement, ne sont-elles
pas des valeurs christiques ?
Les
autorités religieuses ne se combattent-elles pas elles même en
refusant de reconnaitre la légitimité de ces valeurs qu’elle
partage sous prétexte que ces personnes ont une sexualité
« différente » ?
De
là, dites-vous, naissent la discrimination, et la négation du
droit au bonheur, (et la négation du droit sans doute !) pour les
personnes homosexuelles.
Rappelons
tout d’abord quelques faits.
En quoi les croyances religieuses discriment-elles les homosexuels ?
Un croyant est quelqu’un qui croit qu’il existe un Dieu Créateur. Un
croyant pense qu’il existe un ordre transcendant auquel la Création
est soumise.
Pour
les chrétiens, a fortiori pour les autorités chrétiennes, il se
trouve que la Génèse dit que lors de la Création :
Il
créa l’homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom
d’homme, lorsqu’ils furent créés.
Dieu
les bénit en disant : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez
la terre
D’un
point de vue religieux, le mariage n’est ni plus ni moins que le rappel de cette bénédiction. Le mariage n’est pas une
institution inventée de toute pièce, fabriquée pour favoriser une communauté !.
C’est juste qu’ il n’appartient à aucune autorité d’inventer des bénédictions ! C’est
le dogme chrétien. Libre à chacun d’y adhérer ou pas !
Des
couples se marient hors de l’Eglise chrétienne, car ils ne croient
pas en Dieu ou au Dieu de la Bible. Ils ne s’en porte pas plus mal !
A
aucun moment de leur schisme les protestants n’ont incriminés les
catholiques de ne plus en faire partie. Je n’ai vu aucun groupe socialiste anticlérical faire pression sur le Vatican pour en devenir
une faction dissidente, sous prétexte de discrimination !
Chacun a un devoir de vérité,
d’intégrité qui doit primer sur des sentiments personnels.
Fait numéro 2 : l’Etat
a pour vocation de protéger et de promouvoir sa population à travers l’éducation, la santé.... et à travers une institution comme le mariage
civil. Le mariage civil garanti des protections juridiques financières à la cellule familiale et à ses ascendants, en dehors de toute orientation politique, ethnique ou religieuse et maintenant sexuelle.
Votre article dythyrambique ressemble à une démonstration de lobbying. Cette façon de forcer les
portes est crispante pour toute personne qui a de l’honnêteté intellectuelle.
L’État,
ni la société, n’ont à poser des limites et conditions à l’amour,
ni à intervenir dans la relation entre ceux qui s’aiment au delà de
ce que ceux-ci le souhaitent. Personne n’a le droit de remettre
en question la légitimité d’un engagement à s’aimer et s’aider.
Mais
qui donc le fait ? Et depuis quand ?
une
pseudo moralité désuète pour brimer la libre expression des
préférences sexuelles de quiconque
Mais où ? Et qui ?
Il
est normal que l’État gère avec prudence les implications sociales
de l’homogamie, en ce qui concerne les droits des enfants, mais là
doit s’arrêter son ingérence insidieuse dans la vie de chacun.
Mais
de quelle ingérence parlez vous donc ?
une
entente dont le but est de procréer et dont on s’attend à ce
que les participants éduquent les enfants aux valeurs dominantes de
la majorité..
Comme
il n’y a ici pas beaucoup de finesse, ni de grandes capacités d’analyses je ne commenterai pas.