Dans le cas des phonons, je le vois clairement comme un artifice permettant de visualiser facilement un oscilateur non linéaire en le représentat sous forme d’une collision inélastique entre 2 corpuscules.
Il reste cependant l’aspect discret des échanges d’énergie => quantique.
Bon d’ailleurs il faudrait peut être déjà s’entendre sur ce qu’on appelle un corpuscule : entendez vous par là « objet ponctuel », ou « objet à support fini » (« support fini » comme en maths) ?
Je ne serais personellement pas plus choqué que ça d’un phénomène ondulatoire prenant la forme d’un paquet d’ondes à support fini, et dans ce cas je comprends qu’on utilise la notion de corpuscule à tour de bras pour simplifier la discussion quand c’est utile.
Intéressant d’utiliser le temps de cohérence. Pour une source thermique on aurait donc un temps de cohérence proche de zéro, d’où on en déduirait des photons bien ponctuels. Pour une source parfaitement monochromatique, on aurait à l’inverse un temps de cohérence infini, et des photons de taille infini (et là effectivement la notion de corpuscule ne sert plus à grand chose). Il y a toutes les situations intermédiaires ou utiliser le concept de corpuscules est plus ou moins pratique pour traiter le problème, ça ne me choque pas plus que ça qu’on parle de corpuscule quand c’est utile à la compréhension/suffisant pour le traitement du problème (cf. ma remarque sur le « support fini »). Mais je pense vous rejoindre sur la critique des interprétations du genre « le photon passe par les 2 trous en même temps ».
Je pense pouvoir me satisfaire pour l’instant d’une vision purement ondulatoire, avec échanges d’énergie discrets, ce qui peut rendre pertinent en pratique la représentation corpusculaire dans certains cas. Et pourquoi pas une vision continue entre les 2 états extrêmes déjà cités : ponctualité dans le cas idéal d’une source totalement incohérente, délocalisation maximum dans le cas idéal d’une source parfaitement cohérente. Notre domaine à nous est à priori quelque part entre les 2, avec des supports finis mais plus ou moins étendus suivant les cas.
Cela dit, je ne pense pas avoir complètement intégré votre remarque sur la prise en compte des absorbeurs et le caractère relativiste de votre approche. Ce sont des notions qui me parlent particulièrement je vais essayer de creuser le sujet (et notamment les articles que vous m’avez fourni en lien)