Pour Cistus
Vous avez raison : notre analyse
n’est pas très orthodoxe d’un point de vue marxiste, mais ce
n’était pas le but de la publication. Nous avons tenté de faire un
récapitulatif historique de la question de
l’immigration
latine aux États Unis (EU), problème devenu majeur et qui le
restera désormais. Toute organisation politique étasunienne anti-système devra forcément prendre en compte cette réalité. Nous
ne prétendons pas attribuer aux migrants qui fuient la misère et la
violence une volonté révolutionnaire quelconque, mais la situation
à
laquelle ils se voient confrontés, due en grande partie au rejet
de
la société anglo-saxonne, a engendré cette lutte entre les deux
cultures, latine et anglaise, aujourd’hui omniprésente.
Beaucoup de
« phénomènes » nouveaux sont nés de
cette situation. Le plus ancien est le repli de la communauté et
la
sauvegarde de ses coutumes après l’annexion. Un des derniers a été
l’apparition des bandes (pandillas) qui se sont ensuite
répandues -suite à la politique de déportation des EU- dans leurs
pays d’origine, provoquant les problèmes qu’on connaît y compris dans des pays aux
gouvernements progressistes comme le Nicaragua, mais surtout à El
Salvador dont la lutte contre la criminalité constitue un des
piliers
d’action. Vous pouvez consulter à ce sujet notre article :
http://www.legrandsoir.info/le-salvador-la-victoire-electorale-du-fmln-et-la-politique-migratoire-des-etats-unis.html
N Briatte et JC Cartagena
Pour César Castique
Effectivement au
milieu du XIXème siècle où le capitalisme n’était pas encore
globalisé, Marx et Engels n’ont pas pu analyser correctement tous
les effets néfastes sur les sociétés, en particulier les
dépendantes et les périphériques, sortant à peine du colonialisme,
comme celles d’Amérique Latine. Ce qui ne diminue en rien la
valeur
de leurs découvertes scientifiques et sociales. L’inégalité de
développement a attribué à certaines couches sociales d’autres
rôles qu’en Europe. Nous pouvons mentionner rapidement les
révolutions cubaines et nicaraguayennes ou encore la contribution
inédite de chrétiens (théologie de la libération) aux luttes de libération.
L’incompréhension des théoriciens du
marxisme concernant le caractère des luttes d’indépendance (et des
discours
des indépendantistes eux mêmes) est un des vides que nous,
latino-américains, devons combler. C’est le sens des prédicats que
Simon Rodriguez a voulu nous faire comprendre : notre libération, ce
sera une création « héroïque » -a ajouté le marxiste
péruvien Juan Carlos Mariàtegui- et pas seulement une imitation.
JC Cartagena