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Commentaire de trevize

sur La troisième guerre mondiale approche. Sonnez, tocsins !


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trevize trevize 4 août 2014 17:05

J’arrive bientôt sur mes 32 années à arpenter cette planète.

Lorsque je parle d’éveillés, je ne prend pas pour exemple agoravox ; la plupart des gens qui traînent ici sont encore endormis, en plein cauchemar. Ceux qui sont réveillés, sortent du dortoir pour préparer en secret la grande fête à venir, et surtout laisser les autres dormir (quand on se fait réveiller avant l’heure, on est toujours un peu grognon, alors autant éviter)

Si les gens se contentent de leur barbecue du WE, c’est que leur situation n’est pas si catastrophique. Ils sont piégé oui, mais apparemment ça leur va. On ne sauve pas les gens contre leur gré.

N’ayant jamais vécu les années 70, je ne vois pas vraiment les libertés qu’on a perdu depuis. Je note qu’aujourd’hui, on peut faire des radios, écrire et dire pratiquement tout ce qui nous passe par la tête, moquer le gouvernement de toutes les façon possibles, je peux m’habiller comme je le veux, écouter la musique que je veux et forniquer avec qui je veux sans qu’on me regarde de travers, sans risquer la police de la pensée.

La vraie lacune de liberté, elle se trouve au niveau des formes d’associations entre personnes. Par exemple, je ne peux pas aller aider un ami agriculteur ayant quelques soucis de trésorerie et de main d’oeuvre ; car l’état impose un contrat de travail si je veux aller l’aider, sous peine de poursuites pour cause de salariat dissimulé. Le type est « en galère », il n’a pas d’argent, il lui faut de la main d’oeuvre, il est coincé dans la spirale de l’échec, et tout est fait pour qu’il se plante, puisque la seule solution temporaire pour qu’il s’en sorte est illégale.

On préfère payer les gens à ne rien faire (chômage, RSA) que de les payer à faire quelque chose d’utile (par exemple nettoyer nos forêts ou nos plages, développer des méthodes de culture alternatives...) parce qu’ils voleraient le travail d’un salarié potentiel (potentiel qui ne sera bien sûr jamais réalisé). Et à l’inverse, sous prétexte de sauvegarde de l’emploi, on préfère maintenir les gens à des taches abrutissantes (remuer de la paperasse, biper des objets à la caisse toute la journée...), au lieu de les automatiser.
J’en entend râler après les bénévoles des associations, parce qu’ils « voleraient des emplois », et c’est souvent les même qui viennent me parler de socialisme et de communisme.... y’aurait pas comme un souci ?
Et la fronde contre les AE est du même acabit. Les salariés-moutons ne veulent pas que qui que ce soit prenne son destin en main ; on voudrait les protéger de leur propre bêtise, on ne les croit pas assez malin pour faire un choix éclairé. Les artisans se plaignent de « concurrence déloyale » : ils n’ont qu’à changer de statut si AE est tellement plus avantageux !

Tout ça est voulu, c’est une démonstration par l’absurde : on veut de la protection, ils nous en donnent, à tel point qu’ils nous diront bientôt comment pisser. Comme dans le film wishmaster, ils savent combler nos désirs tout en en faisant un cauchemar !

La suite de ma réponse était tout aussi longue que ce qui précède... alors j’ai coupé court. Disons simplement que des fois, il faut tout reprendre à zéro. La marche de l’homme c’est un délicat équilibre entre liberté et sécurité. On ne peut pas réclamer plus de libertés, et plus de protection. On ne peut pas râler après les patrons et les entreprises, affirmer qu’elles pressurisent le salariat et détruisent la planète, et dans le même temps réclamer que les entreprises embauchent plus de salariés ! On ne peut pas parler d’égalité et de fraternité, dans un pays où les travailleurs ont 50 statuts différents, et où chacun défend juste son petit pré carré. On ne peut pas reprocher aux puissant de « diviser pour mieux régner », tout en souhaitant maintenir les divisions (combien de fonctionnaires sont prêts à lâcher leur statut et leurs avantages pour unir leurs forces aux autres ?). On ne peut pas reprocher aux zélites de vouloir tout « niveler par le bas » et dans le même temps leur réclamer de faire la même chose, même si ils sont archi-ultra-riches ! Parfois, il faut savoir lâcher prise pour avancer.

Nous, les basses couches de la société occidentale, sommes le trait d’union entre les zélites mondiales et le tiers-monde. On ne réformera pas le monde par la violence brute ; on ne le fera qu’en donnant la main à ceux qui se trouvent en-dessous de nous, en court-circuitant les flux monétaires qui partent de ces pays exploités, et qui vont directement dans la poche des banquiers, en nous organisant entre nous au lieu d’attendre l’homme providentiel qui nous fera tomber ça tout cuit dans le bec. On ne gagnera quelque chose que si on est prêts à partager.


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