@ L’auteur
Je suis parfaitement d’accord avec vous.
Je ne suis pas un littéraire mais je me souviens des cours de Français à l’école et en particulier des explications de textes, que j’appréciais beaucoup.
Nous apprenions à disséquer les textes, les poèmes notamment.
Il fallait faire une « étude technique » puis interpréter le sens du poème à la lumière de cette étude et du contexte émotionnel de l’auteur au moment de l’écriture.
J’ai appris que les poèmes ont un rythme, fonction du nombre de pieds et de la ponctuation, que c’est un choix délibéré du poète que de faire des vers à 6 pieds, 12 pieds, etc. et de placer la césure à tel ou tel endroit. Le type de rimes (croisées, embrassées, plates) participe également au rythme. Il y a aussi une musicalité en fonction de dureté ou de la douceur des sons que produisent les syllabes. Le style d’écriture (emphatiques, comique, etc.), qui apporte l’émotion. La construction des vers et les liaisons ou cassures participent aussi à aux sentiments…
En fin de compte, lorsqu’on prenait conscience de tous ces éléments, on avait plus de faciliter à comprendre le fond et l’état d’esprit de l’auteur. On décelait l’ironie, le stoïcisme, la souffrance la désinvolture… Un peu comme la musique associée aux scènes des films.
Je pense que les poèmes ne s’écrivent pas d’un trait (sauf peut-être dans le surréalisme) et que les poètes reviennent sur les vers qu’ils ont écrits pour corriger le vocabulaire mais aussi la musicalité ou l’expression.
Après tout, l’écriture est un art au même titre que la peinture ou la musique, lesquelles sont bien disséquées par les critiques.
Je crois aussi que l’explication de texte est une forme d’apprentissage de la communication.
Sous toute réserve.