Être de droite c’est avoir peur.
Les idées de droite sont explicables rien qu’avec le fait qu’elle repose sur la peur :
Plus on est à droite (extrême) plus la peur sert de moteur idéologique.
Une société basée sur l’autoritarisme, la hiérarchie, l’ordre, répressive, c’est une société qui est motivée par la peur, et son corolaire la colère.
Elle base ses relations sociales sur des rapports de domination et soumission, qui sont des sentiments liés à la colère et la peur, le dominant exprime sa supériorité par des actions liées à la colère (domination, agressivité, mépris etc... ), alors que le soumis lui ne doit avoir que des attitudes liées à la peur ( crainte, soumission etc... ).
La conséquence principale de cette fixation sur la peur et la colère, est de nier la joie et de la tristesse, la vie en société n’est pas une question de joie ou de tristesse,mais juste de devoir vis à vis de l’autorité, la peur de l’Autre interdit établissement d’une relation sereine avec l’autre, qui fonde le lien social horizontal, et en corolaire, l’absence de remord vis à vis de l’Autre, doc cela permet de maltraiter, torturer, tuer l’Autre qui n’est pas identique à soi.
En l’abscence de se motiver sur son bien être, et donc de se référer à ce qu’il vit intérieurement, il ne peut appréhender que des références externes. C’est à dire qu’il va juger le monde extérieur selon des catégories extérieures à lui, qui vont se baser sur sa vision du lien social : mépris, soumission. Comme ces catégories sont calquées sur son mode de pensée, elle ne tiennent pas compte du vécu des personnes qui sont assimilées à ces catégories, mais sont uniquement basées sur des constructions symboliques et des préjugés.
Les catégories de soumission définissent ses liens, ce à quoi il est lié de façon physique ou symbolique/culturelle/sociétale . Par exemple le sexe, la race, la religion, la ou les divinités de la religion etc...
L’ensemble des catégories qu’il assimile à la soumission décrivent son identité, et les personnes qui partagent les mêmes soumissions, sont considérées comme identiques, et donc non source de peur.
Les catégories de mépris décrivent les Autres, ceux qui font peurs, qui sont inconnus, car différents. Bien sûr ces catégories sont chargées de défauts (l’arabe voleur, le noir fainéant, la femme impudique, le mécréant pervers etc... )
Les relations avec ces catégories méprisantes ne peuvent se faire que de deux façon : la soumission ou la séparation ( disparition pratique de l’objet de peur ) .
Deux exemple : les nazis ont infériorisés les juifs par des discrimination ( mépris ), les ont mis dans des ghettos (séparation), puis les ont amené à l’extermination (séparation définitive de leur objet de peur).
Où chez les intégristes sexistes musulman (talibans, pays du golfe) : la femme est infériorisée, en état de soumission totale, méprisée, par son statut, ce qui se traduit par des fortes discriminations, le mépris est tel que les hommes ne peuvent pas supporter la présence des femmes dans l’espace public au point de limiter/interdire leurs sorties sans autorisation, créer une séparation totale en les couvrant intégralement d’un voile ( le mâle n’est pas soumis à son objet de mépris ).
Par contre il y a quelque chose qui lui fait toujours peur car pas catégorisable : celui/celle qui ne rentre pas dans ses catégories : les métis, les homos, la personne d’origine sociale non marquée, la personne de culture mixte, le sans religion etc....
Donc l’homme de droite sauf à être au sommet de la hiérarchie, n’a pas besoin de penser, l’autorité le fait pour lui, en plus son prêt à penser est accessible même à des personnes sans éducations et sans grandes intelligence ( c’est ça la force de la droite ), grâce à des catégories simplistes, binaires.
Et comme par hasard, les mouvements les plus à droite fleurissent dans des périodes de peur, de crise.
Et comme par hasard à l’extrême droite ils aiment les complots simplistes basés sur l’intrigue d’un seul groupe ( comme avec les protocoles de Sion ), plutôt que d’appréhender la complexité du monde , les motivations différentes, voire contraires , qui peuvent parfois amener à des buts communs etc...