Même en France, pas besoin d’attendre le prochain accident/catastrophe pour déplorer des victimes qui « vivent depuis bientôt 2 ans et demi hors de
leur foyer, sans aucune perspective d’avenir, ce qui influe de façon
néfaste sur leur corps et leur esprit »
Qui se
soucie du passé de ces « pauvres bougres » que l’on voit traîner dans nos
rues ? de ces déclassés, chômeurs de longue durée, ou « séniorisés » bien
avant l’âge , considérés comme des parasites faisant obstacle à la
« Reprise » de La Croissance ... alors qu’ils n’ont (eu) pour seul tort
que de défendre une conception fort classique de l’honnêteté, et la
dignité de ne pas courir après des privilèges.
Aussi,
combien de salariés (officialisés ou prestataires-mercenaires), dans nos
centrales nucléaires françaises, tiennent en silence leurs problèmes de
santé ou conditions de travail sous peine de subir déclassement (voire
éjection) et opprobre ?
Combien se refusent à exercer dignement un
salutaire sens du discernement ( « sapere aude ») concernant leur
gagne-pain quotidien ... sous le prétexte qu’ils ne sauraient avoir la
prétention de remettre en cause une direction a priori experte ? ...
N’est-ce pas dans notre quotidien que nous sommes tous confrontés,
qu’on le veuille ou non, à la question politique essentielle :
- logique de parti ou responsabilité personnelle ?
- déléguer ses responsabilités et valoriser une vertu de l’obéissance ?
ou : essayer d’assumer une maturation de responsabilité civique
personnelle ?
Pour légitimer chaque décision concernant
la chose publique, la pertinence de la « loi du jury » (mise en évidence
par Condorcet) devrait-elle ne nous inspirer qu’en période de campagne
électorale ?
(loi du jury ? : "... dans la mesure où le citoyen moyen à moins d’une chance sur deux de se
tromper, la somme de tous les votes des citoyens a très peu de chance
d’être erroné" )