Soyons concret !
D’abord nous sommes en 5e République
et pour changer les choses, à moins d’une révolution, il faut élire
un président qui a la volonté de vraiment changer les choses et à
condition qu’il y ait 289 députés ou plus qui le veulent également.
C’est la première chose.
Deuxièmement, il y a 4 personnes
susceptibles de gagner les élections présidentielles en 2017. 1/ le
favori : le gagnant de la primaire UMP, probablement Juppé. 2/
Marine Le Pen. 3/ le gagnant de la primaire PS. 4/ le gagnant de la
primaire du Front de Gauche / 6e République (probablement
Mélenchon). En homme réaliste, j’ai choisi par conviction et parce
que c’est la voie la plus démocratique : la primaire PS. Le
reste est de la littérature.
Maintenant, en ce qui concerne le 6e
République, le sujet est largement abordé dans la section du 1 du
Plaidoyer :
1 – Démocratie & institutions
Mettre l’économique au service du
politique et le politique au service de la sagesse. Il est, au sein
de toute société, une juste hiérarchie des pouvoirs : la sagesse
montre des objectifs et inspire, le pouvoir politique met en oeuvre
ce qui est reconnu comme juste, et le pouvoir marchand et industriel
satisfait les besoins matériels dans le cadre tracé par le pouvoir
politique. La démission du pouvoir politique devant le pouvoir
financier a conduit à cette perversion où la consommation devient
une fin en soi, et est perçue comme la source de tout bonheur. Une
véritable démocratie garantit que les décisions politiques soient
toujours conformes à l’intérêt général, aux équilibres
écologiques et soient l’émanation d’une vraie volonté populaire,
élaborée à travers de nombreux, intenses et authentiques débats
entre les membres de la société.
Processus d’élaboration d’une VIe
République. Un processus d’élaboration d’une VIe République
sera engagé pour nous doter d’une vraie constitution, au service de
l’intérêt général. Proposer une VIe république, c’est
reconstruire l’édifice de la Ve dans une période sans urgence
afin de l’adapter aux enjeux présents tout en gardant ce qui fait
sa force, la stabilité politique qu’elle implique. Faire réécrire
notre constitution par une assemblée constituante populaire, tirée
au sort (parmi les citoyens qui en feront la demande) et dont les
membres seront inéligibles aux mandats qu’ils définiront. Inscrire
dans cette constitution les principes permettant aux citoyens les
plus actifs d’engager et de garantir une transition écologique,
sociale, économique, au service de l’intérêt général, respectant
l’équité entre tous et les équilibres naturels. Faire en sorte que
les règles du pouvoir ne soient pas écrites par les hommes ou
femmes au pouvoir. Pour nous, l’État doit représenter l’ensemble
des outils dont se dote la communauté des citoyens dans un objectif
de bien-être commun. Au-delà même des fonctions dites
« régaliennes », et qui sont liées au maintien de l’ordre
(police, armée, justice et trésor public pour financer le tout),
c’est l’ensemble des fonctions publiques qui devront être
réévaluées, dans un triple objectif de subsidiarité, de
solidarité, de lutte contre les phénomènes de technostructure et
de politiques publiques tendant vers la préservation de notre
environnement. En ce sens, l’État ne doit pas être neutre, mais
un acteur essentiel d’une politique d’équilibre entre les
exigences démocratiques, sociales et environnementales. C’est à
partir de ces principes que doivent être réformées les
institutions de l’État. Ce projet de constitution sera soumis à
référendum.
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