Aucun
texte ne donne au gouvernement « le
pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la
grammaire du français »
Nul
ne peut régenter la langue, ni prescrire des règles qui violeraient
la grammaire ou la syntaxe : elle n’est pas en effet un outil
qui se modèle au gré des désirs et des projets politiques. Les
compétences du pouvoir politique sont limitées par le statut
juridique de la langue, expression de la souveraineté nationale et
de la liberté individuelle, et par l’autorité de l’usage qui
restreint la portée de toute terminologie officielle et obligatoire.
Et de l’usage, seule l’Académie française a été instituée
« la gardienne ».
Il
convient par ailleurs de distinguer
des noms
de métiers
les termes désignant des fonctions
officielles et les titres
correspondants. Dans ce cas, les particularités
de la personne
ne doivent
pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est
investie, mais au contraire s’effacer
derrière lui : c’est ce que mettait en lumière un rapport
remis, à sa demande, au Premier ministre en octobre 1998 par la
Commission générale de terminologie et de néologie, qui
déconseillait formellement la féminisation des noms de titres,
grades et fonctions officielles, par distinction avec les noms de
métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage.
Ce texte marquait une grande convergence de vues avec l’Académie
française et complétait utilement les déclarations sur cette
question que la Compagnie avait elle-même rendues publiques.
La
dénomination
de la fonction
s’entend donc comme un neutre
et, logiquement, ne
se conforme pas au sexe de l’individu
qui l’incarne à un moment donné. Il en va de même pour les
grades de la fonction publique, distincts de leur détenteur et
définis dans un statut, et ceux qui sont des désignations
honorifiques exprimant une distinction de rang ou une dignité.
http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie
MINISTRE
n. m. XIIe
siècle. Emprunté du latin minister,
« serviteur ».
L’emploi
du féminin dans La ministre, et dans Madame la Ministre, qui est
apparu en 1997, constitue une faute d’accord résultant de la
confusion de la personne et de la fonction.
http://www.academie-francaise.fr/le-dictionnaire-la-9e-edition/exemples-de-remarques-normatives
A défaut de maitriser l’économie, l’indépendance de la France et le bien-être des Français, nos gouvernants vont-ils continuer dans les révolutions sociétales et prendre d’assaut l’Académie Française ?