@Spartacus
Vous faites DODO.
Vous écrivez « rejeter sur l’occident à longueur de paragraphes les
problèmes, c’est du misérabilisme et une grande erreur ».
Merci pour votre commentaire, mais votre remarque est aux antipodes de l’idée
qui est en filigrane dans cet article : Certes, l’occident y est
certainement pour beaucoup de choses mais il s’agit davantage de mettre les
pays « sous-développés » devant leur responsabilités en montrant leur
place dans la marche du monde vers le progrès humain (et je ne parle pas de
croissance destructrice ni de modèle occidental à suivre).
Que vous le voulez ou non, les pays d’Afrique sont pour la plupart miséreux
surendettés et surexploités par les entreprises occidentales (industrielles et
financières) et la coopération tant prônée est un pis -aller face à leurs besoins
en développement.
Le « misérabilisme » dont vous parlez est davantage celui dans
lequel après avoir pillé des pays entiers durant des siècles on s’évertue à
vouloir les aider ; une aide qui n’est en fait qu’un intéressement à un enrichissement
à sens unique. Je vous renvoie à toute la littérature sur le fiasco de l’aide publique
au développement.
Et j’en sais quelque chose puisque, je sillonne du fait de mon métier
depuis des années, les pays d’Afrique dans le cadre de l’appui international au
développement et je puis vous assurer que la plupart de ces pays sont dans les affres d’une dépendance économique, industrielle et politique qui ne
dit pas son nom et que gèrent leurs dirigeants à leur profit (dans le « donnant-donnant » corrupteur d’une diplomatie véreuse).
Vous parlez de l’île Maurice ? Je reviens justement de Port Louis. Ce
n’est point un exemple pertinent ni par l’importance que revêt ce pays pour le occidentaux
en termes de richesses minières (ex. RDC..), ou pétrolières (ex : Nigéria,
Gabon… ) ni en terme de géostratégie politique ou militaire qui justifierai de
le mettre en coupe réglée. La République de l’île Maurice, est un petit paradis
archipélagique dont l’île principale avec ses moins que 2000 km², développe un
tourisme dépendant de tours operators occidentaux et qui aujourd’hui rasant ses
cultures de canne à sucre cherche, avec l’appui de capitaux occidentaux et
de Mauriciens (d’origine européenne), une voie de développement verte.
Mais les Mauriciens savent bien que ce ne sont pas eux qui ont exterminé le
DODO.
Cordialement.