@Kalmac
« si la quantité de monnaie augmente de 5% par an et que les
salaires moyens, pensions de retraite, d’invalidité ou, mieux encore, dividende
universel augmentent de 5%, cette inflation ne dérangera absolument
personne ! »
De mon point de vue, cela
dérange toutes les « fourmis », notamment les individus qui désirent « épargner »
la valeur acquise (par leur travail et/ou par leur investissements) afin d’obtenir
une bien spécifique dont la valeur est significative, par exemple : une
maison ou une voiture.
Après, on peut imaginer
un modèle social ou les individus ne sont propriétaire de « rien »
(ou presque) et sont en location permanente des biens de valeurs significatives
(qui appartiendraient à l’état..) à
C’est un choix de société, je le respecte. [Mais je me vois mal expliquer aux
agriculteurs qui possèdent leur ferme depuis 5/6 générations que maintenant, ils
devront la louer…] Personnellement, je pense que ce choix ne serait pas
réaliste car la notion de propriété (communautaire et individuelle) est
enraciné encore plus profondément que la monnaie.
« il faut redistribuer la monnaie régulièrement pour éviter
qu’elle se concentre entre les mains des fourmis (sur le long terme). Prendre
aux uns par l’impôt pour donner aux autres par les aides sociales ou
l’investissement public. »
Je ne vais pas trop m’étendre
sur le sujet car cela sera aborder dans des épisodes à venir, néanmoins :
-
La concentration et l’accumulation de Capital
est spécifique au système Capitaliste. Cette économie politique pourrait être
repensée pour réduire cette accumulation excessive de Capital entre certaines
mains (les fourmis riches).
-
Il existe des formes fiscales beaucoup plus
subtiles et égalitaires pour éviter que le Capital ne se concentre entre les
mêmes mains [A ce titre, je te recommande de lire, l’abeille et l’économiste,
de Yann Moulier Boutang]. En cas d’avènement démocratique, l’organisation des
impôts serait le fait de la souveraineté populaire, donc l’intérêt général « réel ».
Je ne pense pas que le corps social serait « réellement » divisé par
des décisions « réellement » démocratiques.
« Moins les investissements publics sont nécessaires, plus les
aides sociales sont nécessaires pour réduire les inégalités. »
Personnellement, je
dirais « Moins les investissements publics sont nécessaires, plus les ressources
fiscales permettent aux aides sociales de réduire les inégalités ».
Déformation professionnel, je suis comptable et je ne peux m’empêcher de penser
en terme « d’emploi » et de « ressource ».
Mais je suis d’accord :
« l’investissement et la redistribution » sont des choix de sociétés.
Mais ils le seront avec ou sans inflation.
« Un peuple peut démocratiquement décider de financer un bien dont
il profitera tout de suite et dont le remboursement sera (en partie) à la
charge des générations suivantes. Si le bien en question se déprécie, c’est
injuste. »
Si un bien se déprécie
dans le temps c’est peut-être injuste mais c’est une réalité économique.
Je m’explique : si
une centrale nucléaire a une durée de vie de 40ans et qu’il faut après cela la
démanteler. Est-il juste que la société supporte le cout de construction et de démantèlement
de cette centrale au-delà de 40ans ? Est-il juste que les générations qui
n’auront pas bénéficiées directement de l’énergie de cette centrale doivent la
payer ?
Les raisons qui me
conduisent à ne pas adhérer à la TRM est contenu dans la problématique de « réserve
de valeur ». Si cette caractéristique monétaire n’est pas remplie par la
TRM et que la TRM est néanmoins mise en œuvre, les acteurs économiques
trouveront des moyens détournés pour disposer d’une « réserve de valeur » et cela ne résoudra pas les défaillances de notre système économique.