Bonjour, Le Hobbit.
Excellent papier ! Koons, ne l’oublions pas, est
avant tout un produit de la haute finance qui, avant de se lancer, non dans l’Art,
mais plus exactement dans le business de l’Art, était... trader à Wall Street.
Bref, un mec parfaitement au courant de toutes les ficelles pour lancer un produit
et en faire flamber la cote.
Je ne dis pas que Koons n’ait pas une forme d’inspiration,
mais elle relève nettement plus du concept provocateur éphémère que de la
mission première de l’Art : faire réfléchir l’Homme sur ce qu’il est, et ce
qu’est le milieu dans lequel il vit. Encore que voir quelqu’un débourser 58
millions de dollars pour un clébard en
métal à la peau lisse de chez lisse, même pas envahi de tiques ou de maladies
de peau, ça fait quand même un peu réfléchir sur la société dans laquelle on
évolue : avec ce prix, la SNCF pourrait se payer quasiment 2 TGV ! Et
que dire de l’aide aux démunis ! Mais en écrivant cela, je sais que je vais
me faire vilipender pour crime de « démagogie » par tous ces membres
d’une élite autoproclamée qui jettent un regard condescendant sur tous ces
ignares incapables d’apprécier les beautés de la création. Des ignares pourtant
eux-mêmes amateurs d’art, et parfois peintres, sculpteurs ou plasticiens.
Bref, le débat n’est pas prêt de se refermer. Cela dit, il y
a quand même des éléments objectifs qui devraient être un peu mieux pris en
compter par les admirateurs béats de certains artistes conceptuels,
incontestablement très doués pour vendre leur production. L’artiste n’est en
effet pas toujours celui que l’on croit. A cet égard, le cas du peintre
Boronali, que j’ai évoqué dans un article intitulé Lolo,
roi du pinceau ! reste exemplaire.