Autant le fait de dire qui sera ou non sauvé de l’effondrement est inhumain et insupportable, car chaque être a le droit à une vie digne, autant dire que les ressources supporteront tous les humains en supprimant simplement le capitalisme me paraît une utopie dangereuse.
Ce que ne sait pas faire la capitalisme, c’est gérer équitablement les ressources, les utiliser à bon escient, créer de l’harmonie entre les peuples et entre les humains, gérer la planète « en bon père de famille » (comme disent les avocats). Il cherche à créer le plus vite possible un maximum de profit pour une petite minorité en bousillant la plus grande partie de l’humanité et la planète qui la supporte.
Mais même dans une société équitable, les ressources ne seront pas infinies. Par contre, il est à espérer que dans une telle société les humains, conscients de leur devenir, auront la sagesse de ne pas vouloir croître indéfiniment, car le nombre d’enfants ne sera pas perçu comme une sorte de fatalité ou de moyen factice de réduire sa pauvreté, voire un espoir illusoire de domination par le nombre.
Que l’ensemble des humains ait la possibilité de créer des familles stables, à un âge pas trop précoce, et puisse avoir le choix de combien d’enfants il veut, avec à la clef une santé et une éducation correcte, ce serait cela le vraie issue avant la méga-catastrophe que nous concocte le capitalisme dans son hybris à faire du profit sous cocaïne, sans se soucier des conséquences de ses actes.