Difficile de s’y retrouver dans toutes ces statistiques, de démêler le vrai du faux tant les manipulations sont devenues la règle.
L’auteur nous fait part de ses interrogations devant un tel bazar.
A mon avis :
En premier lieu, il ne faut pas surestimer l’influence des US sur l’Arabie Saoudite si l’on admet que les étasuniens soutiennent en sous mains les islamistes anti-syriens mais aussi anti-saoudiens.
L’Arabie saoudite n’est plus aussi indispensable depuis que les US sont prêts de redevenir le premier producteur mondial de pétrole.
La baisse du pétrole nuit à de nombreux opposants des US, comme le Venezuela et la Russie. Ce qui a dû retardé la considération des inconvénients.
Pourquoi une hausse si soudaine et surtout si forte des prix ? Le pétrole à plus de 110 dollars était trop cher. Ce prix ne correspondait ni à la demande, ni aux prix de production dans les pays de l’opep. Ce prix anormal était dû principalement à la spéculation.
La baisse des besoins chinois et de la consommation européenne, conduisent à une surproduction que la spéculation ne peut plus contenir. Le prix tend à retrouver son niveau de marché.
Évidemment, cela n’est pas sans conséquence pour les producteurs américains de pétroles de schiste. Certains forages ne sont plus rentables.
Comme rien n’est simple, les compagnies pétrolières ont pris des assurances sur leur prix pour 2014, 2015 et même 2016, les fameux CDS. Celles qui n’en n’ont pas pris vont être fragilisées. Les vraies victimes de la baisse des cours ne seront donc pas les compagnies mais ceux qui ont souscrit aux CDS, les banques, les hedge-funds et autres spéculateurs. Ceux là vont subir un sacré revers de fortune si le prix ne remonte pas bientôt.
Il faut s’attendre à des faillites retentissantes. Après les subprimes sur les logements, le renflouement coûteux des banques et le transfert des dettes des banques privées vers les contribuables, cela va commencer à faire beaucoup.
D’un autre côté, à force de tout manipulé, les banques centrales et les gouvernements ont perturbé les mécanismes des marchés et à terme, les ajustements sont inévitables.