Le 9 janvier, dans le pays le plus
anciennement et le plus solidement islamisé, un pays ami de la France puisqu’il l’alimente en pétrole
et puisqu’il fait avec elle d’importantes affaires dans le commerce des armes, Raïf Badawi a reçu les 50 premiers coups de
fouets justifiés, en terre d’islam, par sa demande, sur Internet, d’un
droit de choisir librement sa religion.
La suite des nombreux coups de fouet
que devrait encore recevoir Raïf Badawi a été reportée à vendredi prochain, les
très humanistes fouetteurs ayant craint que la punition en une seule fois
conduise le puni tout de suite à la mort.
Le même 9 janvier, à Paris porte de
Vincennes, Amady Coulibaly entreprenait sa meurtrière prise d’otages qui, après
les massacres à Charlie Hebdo et à Montrouge, allait porter à 17 le nombre des
victimes tuées en 3 jours au nom d’Allah.
Une vaste mobilisation citoyenne
rassembla, deux jours plus tard, des millions de français dans les rues pour
proclamer, dans un unanime cri JE SUIS CHARLIE, leur indéfectible attachement à
la liberté d’expression.
De nombreux états étrangers, dont celui qui va continuer de fouetter
Raïf Badawi, s’étaient joints au peuple de France pour dire avec lui, non
seulement le droit à la liberté d’expression mais aussi, sur demande répétée de
François Hollande et de Manuel Valls, qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre
les djihadistes massacreurs et la religion musulmane, laquelle est parfaitement
compatible avec la République française, ses lois et ses valeurs.
Être attaché à la liberté d’expression
n’implique pas qu’on soit tenu de protester dans tous les cas où celle-ci est manifestement méprisée. C’est
sans doute ce qui a conduit le grande presse à oublier de protester
énergiquement quand la manifestation du 18 janvier fut interdite par le
gouvernement.
Il est vrai que cette autre
manifestation voulait donner la parole aux nombreux français - dont beaucoup qui avaient été
présents à la manifestation du 11 janvier - pour qu’ils crient leur crainte de
l’islam de plus en plus présent en France et en Europe.
Il est vrai, comme c’est rappelé ici,
que cette crainte, qui peut être qualifiée d’islamophobie, est du stict domaine
de la psychiatrie, comme l’était il y a quelques décennies, la crainte des
pratiques staliniennes en Union Soviétique.
On peut donc en conclure, malgré les
apparences, qu’après les terribles journées des 7, 8 et 9 janvier, la liberté
d’expression est en France plus que jamais garantie :
On
est parfaitement libre de proclamer, avec François Hollande, Manuel Valls,
Christiane Taubira, la gauche faux-cul et les grands médias très politiquement
et lâchement corrects, qu’on est totalement d’accord avec la conception qu’ils
ont de l’islam.
Néanmoins, parce que je suis un malade
islamophobe, et même si ça ne me réjouit guère d’avoir à finir ma vie dans un
hôpital psychiatrique, je tiens à répéter ici QUI JE SUIS
Je suis ASIA BIBI
je suis RAÏF BADAWI
je suis HAMZA KASHGARI
je suis les millions d’autres
fouettés pendus lapidés égorgés
depuis 14 siècles au nom du Dieu Allah
je suis celui qui dans chacune de ses
plaies
reçoit le coup plus douloureux que tous les
autres
le coup qu’apportent ici les ondes le coup
qui vient de l’Elysée
le coup de la propre et correcte barbarie
qui va m’achever
sous les applaudissements là-bas des foules
fanatisées
par ces versets mensongers de leurs
gouvernants :
ça
n’a absolument rien à voir avec l’islam
qui
n’est que paix amour et tolérance.