@ Spartacus
Vous avez raison de dire que « La crise des Subprimes est le
contraire de la description de l’auteur et le fruit de la réglementation
d’état.
Les Subprimes sont au contraire une crise de la « régulation
d’état et pas l’inverse ». »
C’est très juste. « Ou encore Bill Clinton qui régule
contre le marché libre du crédit, et ordonne aux banques d’état de prêter sans
regarder les prêts hypothécaires des populations qui ne gagnent pas assez pour
s’offrir des logements. » Il faut plutôt dire que Clinton de manière
évidemment discrétionnaire recommande aux banquiers centraux de la Réserve
fédérale de ‘lâcher du leste en matière de cr »dit pour remonter l’horloge
économique étasunienne. D’accord avec vous.
Cependant qu’est-ce que la régulation d’Etat ? Une
régulation est toujours au service de la croissance. Et si les Subprimes comme
vous dîtes sont au contraire une crise de la « régulation », c’est
que dans certains cas exceptionnels comme d’ailleurs les approches keynésiennes
la régulation peut subir des inflexions. En d’autres termes, on dérégule
exceptionnellement pour réguler un système financier ou un marché. « C’est
la fin qui justifie les moyens, et non les moyens qui justifient la fin. »
Et avec les QE, c’est aussi et encore une dérégulation exceptionnelle encadrée
dans une régulation. Que fait mario Draghi avec les rachats de la dette sinon de « la
dérégulation dans la régulation ». Et ceci grâce aux monnaies
seigneuriales qui n’existent qu’en Occident. Ce qui est d’ailleurs une bonne
chose pour l’économie mondiale.
Et ce que vous dîtes le rasage gratis, vous en profitez
néanmoins. L’Occident tout entier sans ce rasage gratis de Mario Draghi, la
situation aurait été pire en Occident. C’est tout l’Occident qui tomberait dans
la situation économique et financière de la Grèce.
Spartacus, il faut plutôt dire « Merci à la BCE, à
la Banque du Japon, du Royaume-Uni, et un peu moins à la Fed et à la Suisse. Et
surtout merci à la DEREGULATION POSITIVE. » Et évidemment merci aussi
à la Chine et aux pays pétroliers.
« Quant à Adam Smith, il a raison sur toute la
ligne et en tout temps. » Si vous n’êtes pas d’acord, argumentez
concrètement pour que l’on puisse comprendre votre vision. Pour conclure, je
dis simplement que vous avez raison dans votre approche mais vous négligez un
point très important en « économie positive ». Une réglementation
rigide ne peut que momifier un système économique.Le problème n’est pas dans
les monopoles ou les rentes de marchés dirigistes, mais dans c e qu’on veut
faire dans un marché, a fortiori mondial. Lui permettre d’avancer ou lui
opposer des obstacles, donc le faire croître ou au contraire freiner la
croissance avec toutes les conséquences qui accompagnent.
Cordialement