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Hamed

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  • Premier article le 27/02/2013
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Derniers commentaires



  • Hamed 18 janvier 20:48

    @Jonas

    Que vous dire Jonas ? Vous cherchez à apprendre de l’Algérie. Il n’y a pas de problème. 

    Mais vous avez déjà une idée puisque vous me dîtes : «  Comment l’Algérie , avec le FLN, peut sortir de la malédiction du pétrole ? Comment , vous qui croyez en Dieu, dont la bénédiction à doter l’Algérie d’un sous-sol riche en ressources , peut diversifier son économie ? Comment ce pays qui a été le grenier de l’empire romain peut devenir un pays de grandes capacités agricoles ? Comment l’Algérie ,peut conduire des réformes structurelles ? Comment lutter contre la corruption et le népotisme ? Comment peut -elle assainir ses finances ? Comment mettra -t-elle la remise en cause de tant de subventions qui bouffent une grande partie du budget sans créer des troubles etc. Et ce qui est valable pour l’Algérie l’ait pour beaucoup d’autres . » 

    Eh bien, dans toutes vos remarques qui sont très pertinentes, et il y a beaucoup d’interrogation, beaucoup de comment faire pour sortir de la dépendance du pétrole, comment diversifier l’économie algérienne, comment conduire les réformes structurelles, et tant d’autres questions, comment opérer le transfert technologique, etc.

    Oui ce sont des questions très importantes, extrêmement sensibles.

    Mais avant de vous répondre, interrogez-vous comment la Corée du Sud qui était un pays colonisée, il y a environ 70 ans, devenue indépendante en 1948, s’est trouvée propulsé au rang de 11ème puissance économique du monde, dépassant la Russie (ex-2ème puissance mondiale), l’Australie, l’Espagne, le Mexique, la Turquie et beaucoup d’autres. 

    De même Israël, un Etat, parti de rien, d’un minuscule territoire prélevé sur des autochtones, peuplé de 9 millions d’habitants dont une partie importante arabe, une superficie d’environ 20 000 km2, se trouve propulsé 32ème puissance économique du monde, dépassant l’Afrique du Sud, le Pakistan, le Danemark, la Finlande, l’Egypte, et d’autres. 

    La seule réponse que l’on peut donner à cette évolution qui surprend relève des « universaux » qui régissent le destin des peuples. Qui sont ces universaux ? Ils sont simplement ce qui les définit historiquement et géographiquement. En clair, c’est leur histoire et leur géographie qui parlent pour eux. On les devine 

    Sur le plan de la réalité intrinsèque, c’est-à-dire physique, biologique, humaine, on peut dire que ce sont pas les peuples qui décident de leur ascension. Que ce soit sur le plan de la puissance économique mondiale ou autre. Il n’y a pas de peuple supérieur et de peuple inférieure, il n’y a que des peuples égaux, créés égaux. Si un peuple est plus avancé qu’un autre, cela relève de l’histoire et de la géographie.

    On peut se poser des questions. Pourquoi la Corée du Nord n’a pas suivi sa moitié ? La réponse se trouve dans les deux universaux. Si le monde n’était pas bipolaire au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, si la Chine n’était pas communiste, il ne se serait rien passé de tel. La Corée serait restée une et indivisible. Sauf qu’il y avait au Sud de la Corée les USA, et au Nord de la Corée l’URSS et la Chine avec qui il y a avait des frontières. On comprend alors l’évolution qui a suivi. Il était impératif pour les USA de construire une Corée du Sud forte sur tous les plans pour éviter que le peuple sud-coréen penche pour la Chine et l’URSS. Ce qui explique l’ascension fulgurante de la Corée du Sud, qui était en réalité un rempart pour les Etats-Unis face aux deux grandes puissances adverses. 

    On peut penser ce qui aurait pu arriver si la Corée du Sud serait restée solidaire avec la Corée du Nord. Perdant la Corée du Sud, le Japon suivra, et les USA n’auront de choix que de quitter l’Asie. Et pire encore une Asie communiste va s’étendre à l’Afrique, l’Europe....

    Même situation pour Israël. si elle n’avait pas les Etats-Unis à ses côtés, il n’y aurait pas eu d’Etat d’Israël. S’il n’y avait pas eu de pétrole dans le monde arabe, une région comparable à l’Afrique subsaharienne, que le désert et la steppe, de rares zones rurales, qui va s’intéresser à la Palestine ? La diaspora juive n’aurait certainement pas opté de créer un Etat dans cette région, et aurait moyenné un accord vers un autre continent. 

    Donc, Jonas, tout est lié à l’histoire et la géographie, ce sont ces universaux qui décident du destin des peuples. 

    Ceci étant, revenons à l’Algérie. Tout d’abord, c’est un grand pays et qui a une longue histoire.Si on compare sa superficie et sa population avec celle d’Israël, c’est tout simplement incomparable. 20 000 km2, la superficie d’Israël représente une goutte d’eau pour l’Algérie. Le rang sur le plan mondial a très peu de signification. Israël avec toute sa puissance économique peut-il faire vivre plus de 40 millions d’êtres humains. Avec toute sa puissance militaire, Israël peut-il sécuriser 2,4 millions de km2 ? Alors qu’il a toutes les peines pour sécuriser 1/120ème du territoire algérien. 

    L’Algérie a devant elle l’avenir. C’est un pays jeune et il est appelé à compter dans le concert des nations. Il n’a pas besoin d’une grande puissance pour le protéger. Certes, il a des problèmes économiques, il est dépendant du pétrole, mais il les dépassera inévitablement. Certes il y a de la corruption, là aussi cela relève d’un stade de l’histoire. Même en Europe, il y a la corruption, elle n’est pas voyante. De toutes les façons, l’Algérie, par ses capacités, sa jeunesse, il avancera. Les crises que l’Algérie affrontera auront un impact positif puisqu’elles l’orienteront, l’obligeront à opérer des réformes, des réformes et des réformes. 

    Voilà, Jonas, j’espère vous avoir répondu, vous avoir éclairé sur la vraie réalité du monde.



  • Hamed 17 janvier 20:07

    @Mohammed MADJOUR

    Précisément, et vous avez raison de le dire « Où en sommes-nous alors avec une si insolite situation mondiale ?  » C’est très juste votre remarque. Il y a des cycles longs et des cycles courts. Souvent  on trouve une succession de cycles courts dans un cycle long. Donc il faut situer le début et la fin d’un cycle long. D’autre part, il y a des cycles économiques et des cycles historiques. Et vous pouvez trouver plusieurs cycles économiques dans un cycle historique.

     

    Évidemment, cela demande toute une analyse pour l’expliquer. Une chose est certaine, nous sommes dans un cycle long. Le début du cycle, on peut le situer avec la première guerre du Golfe qui a vu les États-Unis à la tête d’une coalition internationale entrer en guerre contre l’Irak. Une année après, l’URSS a éclaté, elle a cessé d’exister. 19 ans sont passés et furent jalonnés de guerres et de crises économiques incessantes depuis.

     

    Un rappel des crises (sans les guerres). La récession1991-1992 aux États-Unis, la récession qui a suivi en Europe 1992-1993, la cris téquila au Mexique en 1994, la crise asiatique en 1997, la crise russe et brésilienne en 1998, la crise des valeurs technologiques en 2000, les crises boursières en cascades entre 2001 et 2002, la crise immobilière aux États-Unis en 2007, la crise financière mondiale en 2008, la récession en Europe et aux Etats-Unis en 2009 et la crise pétrolière depuis 2014.

     

    Le monde attend la nouvelle crise économique ???? Quand difficile à dire.

     

    D’autre part, au-dessus des crises, la crise historique du monde unipolaire depuis 1990. Elle va encore courir plusieurs années, 2025 ? 2030 ? Je ne peux pas vous le dire. Mais c’est une crise comparable à la crise du monde bipolaire 1945-1991 avec l’extinction de l’Union soviétique. Dans la crise en cours, les mêmes enjeux sont posés, le monde est aussi en attente d’une nouvelle configuration à venir du monde. Mais elle sera plus complexe que l’extinction de l’URSS, de la transformation des pays d’Europe centrale et orientale, de l’éclatement de la Yougoslavie, du processus de paix au Proche-Orient à Madrid qui a abouti aux accords d’Oslo en 1993.

     

    En clair, on peut dire que la suprématie occidentale a vécue, ou est en train de l’être. Et que le monde doit être réajusté, donc en cours d’« évolution ».

     

    Voilà, ce que je peux vous dire. Évidemment, tout ne sera pas simple dans les événements à venir.



  • Hamed 17 janvier 19:24

    @Jonas

    Vous n’êtes pas sérieux, Jonas. Ou vous faîtes le niais ou vous êtes réellement niais ? A moins que c’est de la « niaiserie qui veut tromper ». Allons avec votre « J’ai toujours, toujours désapprouvé, les interventions occidentales dans les pays arabo-musulmans et Africains. J’ai toujours condamné cet hubris, de vouloir transformer une région et de lui imposer la démocratie, sans tenir compte des peuples de leurs valeurs et leurs traditions. »

    Comment pouvez-vous dire que les Occidentaux veulent imposer la démocratie au monde arabe ? Alors que ce n’est qu’une stratégie-prétexte de mettre la démocratie en avant pour mettre la main sur les gisements de pétrole. Les Occidentaux jouent-ils les samaritains pour démocratiser les Arabes ? Niaiserie pour ne pas dire stupidité.

    Pour les pays du Maghreb et du Machrek, la crise qui va venir sera une secousse de grande ampleur. Je pense qu’elle rebattra les cartes de ces pays, et je pense dans le bon sens. Mais le monde entier ressentira la secousse. Ce sera une nouvelle distribution dans la carte économique mondiale, et « 

    elle se fera dans la douleur.  »

    Il y aura des changements incroyables. De toute façon, ce sera positif pour le monde musulman, et un réajustement réaliste pour l’Occident et bien sûr, l’accident de l’histoire, Israël. Et il y a de grandes chances que la question palestinienne sera en voie d’un accord avec Israël. D’autant plus que le temps de la canonnière est terminé pour de bon. Dès lors qu’il n’y a plus de guerre chaude et que de guerre économique tout azimut, le seul moyen de sortie est l’accord avec son adversaire pour économiser des forces dont le pays a besoin.

    Les dépenses militaires seront certainement réduites au minimum. De même, pour les autres pays arabes. Le tout répressif sera improductif, et c’est pourquoi cette partie du monde qui a été très instable va se stabiliser par le progrès issu de la crise. C’est forcé, ce sont les problèmes économiques qui dicteront la marche pour ces pays. Et bien sûr le multilatéralisme économique.

    La lutte contre la corruption, le clientélisme, etc., l’assainissement des finances et tant de mesures seront inscrites dans ce tournant de l’histoire qui est planétaire.

    De même, les aides financières américaines pour Israël et l’Égypte risquent de n’être plus d’actualité. Les États-Unis auront de moins en moins d’intérêt pour cette région. Compte tenu d’une crise économique mondiale qui va venir et va durer.

    Le monde va changer, l’ordre de puissance mondiale aussi. Et c’est sérieux ces prédictions. Israël changera par la force des choses, il n’aura plus la béquille américaine pour s’appuyer. Une seule sortie : « entrer dans les rangs des pays arabes ». Les Juifs ont voulu un État, et c’est naturel même s’ils l’ont pris par la force au détriment des Palestiniens. Cependant, ils doivent réparer leur erreur non pas en quittant la Palestine, c’est trop tard, mais de faire en sorte de changer de comportement et de s’associer sérieusement à résoudre sainement la crise israélo-palestinienne.

    Évidemment, pour cela, il faut la secousse mondiale qui est en train de monter doucement mais sûrement.

    Voilà, Jonas, le temps à venir dans quelques années, une décennie, ou plus.



  • Hamed 17 janvier 17:43

    @Mohammed MADJOUR

    Bonjour Mohammed,

    J’ai lu votre article. Que vous dire ? Le monde est complexe, l’existence humaine et l’ordre naturel des hommes sont ce qu’il sont. L’histoire continuera de fonctionner combien même il y a des entraves, et celles-ci sont nécessaires pour sentir le monde exister, le monde devenir, le monde progresser. Comme l’écrit Marx : « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes. »

    S’il n’y avait pas cette lutte des classes, seriez-vous là à écrire et lutter pour vous et pour les autres pour vous sentir heureux dans votre peau ? Vous voyez, votre combat pour la véritable démocratie, pour le bonheur des peuples et vous vous sentez au sein de ces peuples, c’est parce qu’il vous donne sens à la vie.

    Et c’est valable pour tous ceux qui pensent, participent, selon leurs possibilités, à cette révolution silencieuse de tous les jours. Le monde est toujours à parfaire. De développements en développements, de progrès en progrès, le monde est en perpétuelle mutation. Ainsi va le monde. 



  • Hamed 17 janvier 09:59

    @Jonas

    Je vous l’ai dit, vous e comprenez pas ma pensée. Vous êtes trop sur Ramallah, Gaza, la Cisjordanie, Tel-Aviv, etc. Vous êtes sur une histoire locale sans penser aux problèmes mondiaux qui vont inévitablement influer sur le onde arabe, et donc sur Israël. 

    C’est une région très instable non pas depuis l’implantation d’Israël en Palestine, mais par les richesses pétrolières et l’impact qu’a le pétrole sur l’économie américaine, européenne et mondiale. La santé intrinsèque du dollar US dépend du pétrodollar.

    Combien même n’aurait pas existé Israël dans cette région, la même situation aurait existé au Proche et Moyen-Orient. Israël n’est qu’un accident nécessaire de l’histoire. Aujourd’hui, la situation est négative certes, mais dans une décennie, deux peut-être, la situation sera meilleure dans cette région stratégique pour le monde.

    Regardez le Brexit, les Européens n’arrivent pas à s’entendre. Pourquoi ? Problèmes économiques et financiers qui viennent en partie de cette région du monde. Le protectionnisme par Donald Trump contre la Chine également. Janet Yellen ou Mario Draghi, deux gouverneurs centraux qui mènent des quantitative easing depuis une décennie, depuis la crise de 2008, a été permis par la situation géostratégique du Moyen-Orient qui a un impact sur l’évolution économique mondiale. Toute la finance est liée indirectement à cette région du monde.

    Vous e pourrez pas comprendre, je dirais même impossible si vous n’avez pas les données herméneutiques du problème économique, financier et monétaire mondiale.

    Je ne suis pas un futurologue, un prospectiviste rêveur, je suis un prospectiviste froid prenant en compte toutes les données mondiales dans l’équation de l’avenir du monde de cette région centrale du monde, le P et M-O.

    Pourquoi veut-on créer un GMO, c’est pour l’Occident d’avoir une mainmise sur ce monde qui est vitale non pour la domination occidentale mais pour s’éviter des Brexit, des scissions comme en Catalogne, ou simplement une diminution de la voilure de l’Occident avec la montée des émergents comme la Chine, l’Inde, la Russie, etc.

    Voilà, Jonas, je ne eux vous faire comprendre l’évolution, elle n’a rien à voir avec ce que vous pensez. merci pour l’attention.

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