@Spartakus
Vous êtes
critique, je le reconnais. Et vous avez de bonnes bases en économie nationale.
Je dis bien en économie nationale. Mais c’est insuffisant. L’économie
nationale, a fortiori, européenne, baigne dans l’économie internationale. Est
une économie positive même si l’économie mondialisée paraît funeste pour
l’économie européenne, et autre économies. Et ce n’est pas dans un court
commentaire que l’on peut donner les attendus qui explicitent cet état de fait.
Ceci étant, je
maintiens que vous ne faîtes que reprendre les bruits qui courent qur les QE,
et croyez-moi, vous n’êtes que dans l’apparent. « Je ne crois pas
du tout qu’avec les QE la croissance repart. » Et vous avez raison de dire « non ». En effet, le but réel des QE n’est pas que
la croissance reparte, bien qu’elle y aide et les banquiers centraux l’auraient
souhaité de tout cœur, mais ils en sont bien conscients que ce n’est pas le bon
antidote, ils doivent pourtant y recourrir. C’est forcé, c’est absolu. Il n’y a
pas de solution. A moins de créer un hara-kiri de l’économie européenne.
D’antant plius que
ces antidotes sont périodiquement ramenés sur la table, et c’est l’élixir, le
sérum des marchés financiers.
Vous dîtes « Japon
ou USA n’y sont pas arrivés ».
Sur quoi vous vous basez pour dire cette pseudo-vérité ? Les USA sont
toujours la première puissance du monde. Le Japon, malgré la crise des années
90, est toujours à la troisième place du monde, et n’a été détrôné que par la
Chine qui met en difficulté tout l’Occident. Plus de 1 milliards de fourmis
chinoises sont à pied d’œuvre sur le marché mondial. Elles ont en face les cigales
occidentales qui chantent été et hiver.
Vous dîtes que « ce
n’est pas le QE qui a aidé l’Angleterre, mais la baisse des coûts publics ». Mais d’où vient la baisse des coûts publics
si ce n’est grâce au dopage du Trésor anglais via le QE qui a apporté de l’argent
frais. A votre avis, s’il n’y avait pas de liquidités injectées par la Banque d’Angleterre,
comment cette politique de baisse des coûts publics s’est-elle opérée ? Il
y a forcément une cause qui a fait baisser les coûts.
Vous dîtes encore :
« Ce n’est pas le QE qu’il faut faire mais l’inverse ». C’est quoi pour vous l’inverse ? Le
contraire d’injecter de l’argent ex nihilo (QE) est « retirer de l’argent
ex nihilo ». Ce qui veut dire
retirer des liquidités du système financier en émettant des bons de Trésor pour
financer le budget. L’Etat sera alors à la charge de ses citoyens alors que la
situation de ses citoyens via les déficits de l’Etat déjà élevés ne fera
qu’accentuer la crise. De plus, les citoyens peuvent se méfier des bons de
Trésor, ou l’épargne commence à s’épuiser. Votre approche ne tient pas la
route.
Vous dîtes encore « Si
la valeur de la monnaie vaut moins avec un QE, avec le même produit vendu vous
obtiendrez plus de monnaie qu’avant, plus de croissance dans les chiffres, mais
n’aurez créé aucune richesse supplémentaire ni d’emploi supplémentaire. »
D’abord il faut
préciser pourquoi la valeur de la monnaie vaut moins avec un QE et par rapport
à quoi, et là vous tombez dans l’international, ce qu’il faut relativiser. Vous
obtiendrez plus de croissance dans les chiffres, mais vous aurez financé
certainement des richesses suppélémentaires et d’emplois supllémentaires ou à
défaut limiter les destructions d’emplois. Rappelez-vous la fable de Jean la
Fointaine, « La cigale et la fourmi ». Sinon à quoi servirait cette création
monétaire qui vient se loger dans les échanges de richesses, i.e. dans le
commerce mondial. L’euro est une monnaie mondiale et 171 pays du monde en
raffolent de l’euro. Une monnaie crée à partir de rien qui certes gonfle le
bilan de la BCE mais rapporte des richesses à l’Europe en pétrole, matières premières,
uranium, métaux, produits alimentaires, etc. Et ce ne sont pas rien, ces
richesses, alors que la Chine exporte à travers la sueur de ses fourmis des
biens et du travail (autoroutes en Afrique, en Europe, contruction de l’habitat,
etc.)
Un bilan de la BCE
qu’elle peut effacer facilement et qui l’empêchera dans le monde. La BCE est « SEIGNEURIALE ». L’Allemagne donnera son aval, elle est
récipendiaire de richesses extérieures.
Quant à « Pire
l’inflation tue le pouvoir d’achat des moins fortunés » L’Europe, je
vous rappelle est en « déflation ».
C’est bien d’être cr itique, c’est bien aussi d’être
objectif. Attendez la suite de mon analyse, peut-être comprendrez-vous mieux certains
aspects intéressants de la mondialisation dans le processus du développement du
monde.
Cdt