Pour rappel, sur l’origine du christianisme, il faut se souvenir que
c’est Constantin et ses successeurs qui firent du christianisme la
religion de l’Empire Romain.
Code de l’empereur Justinien
Livre Premier, titre premier : de la souveraine Trinité, de la Foi catholique, et
des dépenses d’en disputer publiquement.
"Nous voulons que tous les peuples qui vivent sous notre empire,
embrassent la religion que l’apôtre Saint Pierre a transmise aux
Romains, comme il le dit lui-même ; celle que professent le pontife
Damasse et Pierre, évêque
d’Alexandrie, homme d’une sainteté apostolique, c’est-à-dire qu’ils
croient,selon la discipline et la doctrine évangélique, à l’égale
divinité, sous une seule personne, du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
renfermés dans la
Sainte-Trinité.
§1 Nous ordonnons à tous ceux qui suivront cette loi de prendre le
nom de catholiques chrétiens ; quant aux autres, que nous regardons
comme fous et insensés, nous les déclarons infâmes, comme coupables
d’hérésie et outre la vengeance divine qu’ils ont à craindre, ils seront
punis selon la haine que le ciel nous porte à leur vouer.
2 Qu’on ne souffre point que les hérétiques s’assemblent en quelques
lieux, et qu’il ne leur soit fourni aucune occasion d’exercer la démence
de leur espritendurci. ; que tout le monde sache que si des gens de
cette espèce ont ob
tenu quelque faveur d’un rescrit spécial arraché par la fraude, ce
rescrit est nul.
Qu’on interdise à toute espèce d’hérétiques la faculté de tenir des assemblées illicites ;
que partout, le souverain nom d’un Dieu unique soit célébré ;
que l’on observe la foi de Nicée transmise par nos pères, et la divine
religion confirmée par le témoignage et une pratique constante, qui doit
à jamais durer.
§1 Celui-ci croit à la foi de Nicée, et est vrai chrétien, qui croit
au Dieu tout-puissant et au Christ, fils de Dieu, sous une seule
personne, Dieu de Dieu,la lumière de la lumière ; au Saint-Esprit que
nous attendons, que nous
recevons du souverain père des choses et que nous n’espérons jamais
vainement ; celui qui a dans lui le sentiment d’une foi pure et qui
croit la
Trinité en une seule substance indivisible, que les fidèles ont fort
bien nommé par ce mot grec « omousios ». Ces choses n’exigent pas que nous
les prouvions davantage. On doit les respecter.
§2 Que ceux qui n’ont point cette croyance cessent de donner le nom
de la vraie religion à leurs erreurs, qu’ils soient désignés par celui
de leurs sectes et que l’entrée des églises leur soient rigoureusement
interdite ;
et, si parce que nous leur défendons de tenir des assemblées illicites
dans la ville, ils tentent quelque mouvement séditieux, nous ordonnons
qu’ils soient
repoussés des murs de la ville avec la plus grande rigueur, et nous
commandons que toutes les églises, en quelque endroit du monde qu’elles
soient situées, soient rendues aux évêques orthodoxes qui suivent la foi
de Nicée.