Cet article confirme un secret de
Polichinelle, l’implication des services secrets occidentaux ou d’officines
spécialisées dans la manipulation de masse à qui l’Occident a délégué, il y a
deyµux ans, la mission de déstabiliser l’Ukraine.
Je ne voudrais pas mettre en doute la
sincérité des manifestants de Maïdan qui avaient de légitimes motifs de
mécontentement devant la mauvaise gouvernance de leurs dirigeants.
La corruption était bien réelle et les
oligarchies prédatrices s’en donnaient à coeur joie pour piller les faibles
moyens du pays.
Il y avait d’ailleurs eu des élections ( dont on peut supposer qu’elles furent tout
aussi démocratiques que celles qui furent organisées par les autorités
putschistes pour se donner un semblant de légitimité ) et le prix en avait été
payé par ceux que l’on accusait de malgouvernance, qui furent chassés du
pouvoir par les électeurs avant de rentrer en grâce avec la caution de l’Occident peu avare de
promesses mais fort impécunieux quand il s’est agi de transformer en aide
réelle les chimériques espoirs entretenus chez les eurolâtres ukrainiens.
L’appel romantique de la liberté sonnait de plus en creux au fur et à mesure
que se dérobait la corne d’abondance.
Les Américains aidés de leurs caniches
européens avaient et ont sans doute toujours de grandes ambitions pour adapter
l’Ukraine à la division internationale du travail dont il assurerait la
maîtrise ; les plaines fertiles de l’Ukraine se prêtent à l’agriculture
intensive avec de grands espaces propices à sa version industrielle : mettre le
grenier à blé ukrainien sous protectorat américain est un enjeu stratégique de
première importance.
Qu’importent alors les dommages collatéraux pour les paysans ukrainiens qui
verront leur statut réduit à la position d’ouvrier agricole payé au
lance-pierre, qu’importent aussi les difficultés que va rencontrer l’agriculture
céréalière de l’Union Européenne confrontée à un monopole de fait des USA sur
le négoce du blé et qui n’en a donc pas encore fini avec les restructurations
douloureuses.
Je ne crois pas que l’OTAN osera s’attaquer
à la Russie et les gesticulations de la Lituanie rétablissant le service
militaire obligatoire volontaire ( l’oxymore semble avoir échappé aux
promoteurs de cette galéjade ) sont à la fois pathétiques et grotesques.
En attendant, en Ukraine, les chemins de la
« liberté » sont parsemés d’embûches, le pays est sous perfusion du
FMI et chacun sait sait que le FMI fait payer très cher aux peuples ses aides,
il n’y a plus d’état, un parlement croupion est à la merci de milices, son
armée est déliquescente et rumine ses échecs et enfin son intégrité
territoriale n’est plus qu’un souvenir.
Et Poutine serait responsable de ce gâchis
selon nos médias aux ordres prompts à dédouaner les sottises de leurs
dirigeants.
On comprend que l’Occident regrette le temps où Gorbatchev se prenait les pieds
dans ses réformes bâclées et perdait le contrôle de la situation et la période bénie où
Eltsine amusait l’Occident de ses pitreries et où la Russie ne récoltait plus
que des sarcasmes de la part de ceux qui osaient s’appeler ses partenaires.
C’est d’ailleurs sous Eltsine que les promesses
faites à Gorbatchev de ne pas élargir l’Otan à l’Est se sont envolées comme les
feuilles d’automne.
Poutine a rendu à la Russie sa place dans le concert des nations et il n’y a
d’autre avenir pour l’Ukraine que le choix entre une politique de bon voisinage
ou la perpétuation d’un état de guerre larvé