@Pascal L
Ce que vous dîtes est globalement juste. Cependant il y
a quelques points à préciser. La création monétaire s’est faite par le
crédit bancaire, c’est
vrai, mais vous ne pouvez pas dire que « Par nature cette mécanique ne
crée pas d’inflation, mais au contraire provoque la déflation par les intérêts
prélevés ». Si c’est ainsi, comment expliquer l’inflation des années
1970 si ce ne sont pas les crédits octroyés à tout va durant cette période d’expansion
monétaire occidentale. Tous les pays occidentaux, en particulier l’Europe et
les États-Unis, monétisaient leurs déficits extérieurs courants qui se
répercutaient ou plutôt engendraient une formidable spirale inflationniste dans
le monde.
Il a fallu la hausse des taux d’intérêt directeur des
principaux banquiers cebtraux pour intimer aux banques commerciales de réduire leurs
crédits pour juguler cette inflation à deux chiffres qui risquaient d’emporter
le système monétaire international.
Quant à l’économiste américain, il a bien montré que l’évolution
économique d’une entité porte déjà en elle l’instabilité. C’est un peu ce que j’ai
exprimé par les Forces historiques naturelles sauf que je ne rentre pas dans le
détail des mécanismes qui régissent les cycles économiques.
La situation aujourd’hui sur le plan économique est
complètement différente. D’autres forces, d’autres acteurs sont entrés dans le
puzzle économique mondial, et ont changé complètement les donnes, les cartes si
vous voulez qui servaient le système monétaire international post-Bretton
Woods. Aujourd’hui, d’autres cartes sont servies aux acteurs de la donne
monétaire mondiale, et ont transformé le système monétaire des années 1980 à
2008. Il faut parler d’un système post-changes flottants en cours. Ce système
est battu en brèche par la Chine, et c’est la raison pour laquelle ce que vous
dîtes est juste. « Le taux taux d’intérêts négatifs des
banques centrales n’y peuvent rien, car la monnaie réellement en circulation
est créée par les banques avec des taux positifs. Et les coefficients
multiplicateurs autorisés par Bâle III permettent de maintenir le crédit à un
haut niveau de rentabilité ; du moins tant que les emprunteurs peuvent
payer. »
Précisément, les
créneaux où investir se rapetissent. La Chine a évincé l’Occident dans nombre de
secteurs rendant les investissements créateurs de richesse en Occident peu
compétitifs. Et c’est ce qui a crée l’incertitude sur les marchés financiers,
et les banques rebutent à créer de l’argent pour la simple raison que les
projets d’investissement ne sont pas porteurs. Il y a une situation très
difficile en Occident, et qui a des conséquences sur les pays du reste du monde.
Et ce que vous dîtes
« Si nous voulions créer de la richesse avec la monnaie, il suffit de
le vouloir et de créer des règles de gestion de la monnaie en conséquence. »
Ce n’est pas si simple.