L’Allemagne est un pays vieillissant qui
vit sur la rente et cette rente est assurée par l’endettement de ses
partenaires, eux-mêmes vilipendés par la caste dirigeante allemande qui leur
reprochent des comportements de cigale tout en empochant les dividendes de
leur laxisme.
Si ce n’est une définition moderne de l’impérialisme, qu’est ce d’autre ?
Cette attitude schizophrène ne peut perdurer, du moins techniquement car, dans les esprits, c’est autre chose, les
Allemands ont bien ancré au corps le sentiment de leur supériorité et ils n’ont eu aucun scrupule à alimenter leur tiroir-caisse en tondant la laine
sur le dos des autres.
Ils sont persuadés de leur bonne fortune et que le pactole est inépuisable.
À tout seigneur, tout honneur : il faut cependant leur reconnaître une
grande expertise dans l’art de forger un mythe et de persuader le monde entier
de leur incomparable savoir-faire.
La France ou l’Italie ne sont pas moins ingénieuses ( plutôt plus d’ailleurs ) mais elles peinent à le faire savoir .
Les voitures japonaises ont beau être
statistiquement les meilleures sur le marché avec un taux de défaillances
ridiculement bas, elles ne sont considérées que comme des ersatz et la berline
allemande continue de tenir dans l’opinion générale le haut du pavé quand elle ne fait pas appel aux dépanneurs sur le
bord de la route.
Néanmoins les mythes ne sont pas éternels et
vient un jour où les excédents commerciaux se transforment en poire pour la soif
et, en ces temps de grande volatilité monétaire, finissent par faire imploser un
système où la garantie de revenus pour les têtes chenues ne se peut plus être assurée que par la contrainte des plus jeunes.