@Hervé Hum
Merci pour votre commentaire.
Tout dépend, bien sûr, de ce qu’il est possible d’entendre par « grimaces » lorsqu’il s’agit d’envisager un système constitutionnel. Pour ma part, je visais le fond des choses, c’est-à-dire l’articulation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. J’y reviendrai par la suite.
Pour peu qu’il échappe au contrôle du pouvoir législatif (lui-même plus ou moins sous le contrôle du suffrage universel...), le pouvoir exécutif se trouve être l’expression directe des propriétaires des moyens de production et d’échange : il ne peut pas en être autrement, puisque l’« exécution » principale, c’est la gestion de l’exploitation, c’est-à-dire la garantie à apporter en permanence au fait que les capitaux puissent, chacun selon son circuit propre, effectuer l’ensemble de la rotation qui leur permet d’agripper la plus-value : ce qui demande toujours plusieurs années.
Il faut donc que s’établisse, structurellement, un temps long. Cela apparaît sous la double figure née de la Révolution française (dont Sieyès) : Etat et nation.
Comme vous le savez, cette affaire de « gamelle » à laquelle De Gaulle voulait mettre les Français date de l’époque où, à Londres, il s’entretenait gentiment avec madame... Merci d’y être allé voir.