La Cour des Comptes, qui n’a pas de « ronds de jambes » à faire à l’Union Européenne, a tiré le signal d’alarme dans son rapport
annuel . Elle propose de conserver un réseau de trains Intercités, mais en
redéfinissant son périmètre et son financement, et en posant la question
du maintien des dessertes les plus déficitaires. (Cité par le Huffington Post)
"La préservation
d’un réseau de trains ’Intercités’ est un enjeu majeur d’aménagement du
territoire« , indique la Cour des comptes, soulignant néanmoins que »le
retard mis à prendre les décisions permettant de l’assurer contraint
maintenant l’Etat, la SNCF, mais également les régions à devoir résoudre
une équation particulièrement complexe à un moment où les marges de
manœuvre financière sont devenues très faibles".
Ainsi,
ajoute-t-elle, "un tel objectif suppose des mesures énergiques de
réduction des coûts de gestion de ces trains, mais aussi des choix en ce
qui concerne leur périmètre et leur financement« . Ils »ont été gérés
jusqu’à présent sans véritable stratégie et utilisent un matériel
roulant vieillissant", écrit encore la Cour, indiquant que l’âge moyen
du parc était, fin 2012, de 33,5 ans : "aucun réflexion ne paraît avoir
été engagée jusqu’à une date récente sur la définition d’une nouvelle
gamme de matériels adaptée aux liaisons de grand parcours hors grande
vitesse".
Elle
estime que "le recentrage de ces trains sur des liaisons rapides de
moyenne et longue distance, assorti d’une nouvelle qualité de service
sur ces lignes, est susceptible d’accroître leur rentabilité".
Et
ajoute que "dans un contexte de possible développement de l’offre de
transport routier interurbain, le remplacement, sur les lignes les moins
fréquentées et les plus déficitaires, de certaines dessertes par des
liaisons routières moins coûteuses, est une option à étudier".
Quant
aux trains de nuit, le maintien de l’offre actuelle nécessiterait, "à
échéance de 2018, la rénovation (...) de 300 voitures. Le coût en est
évalué par la SNCF à environ 120 millions d’euros, ce qui va requérir
des arbitrages difficiles compte tenu du caractère fortement déficitaire
de ces lignes".