Le paradigme d’allocation d’un revenu universel et inconditionnel s’impose tout naturellement : s’il fait son chemin et avance tranquillement, comme peuvent le constater celles et ceux qui l’accompagnent sur le long terme, c’est qu’il répond à une nécessité incontournable de mettre en oeuvre un meilleur équilibre global.
Dans la suggestion de ’refondre le fisc’, (consécutive à mon unique article, visant à mettre en lumière les corollaires trop communément occultés du concept de progressivité des prélèvement fiscaux) le point clé reposait sur un dépassement (trop subtil ?) de cette exigence de progressivité .
En effet, si l’on fixe les objectifs à partir des besoins plutôt qu’à partir de ’solutions’ à priori, n’est-il pas plus judicieux de vouloir remédier d’abord à des besoins et impératifs vitaux (y compris en considération de la ’vie sociale’) ... plutôt que de courir après une exigence de justice ?
D’accord, la justice exigerait une progressivité de l’impôt.
Oui mais voilà, l’expérience , mondiale et historique, nous confronte à un ’principe de réalité’ : jusqu’ici personne n’a réussi à rendre effectif ce beau concept !
Même si les victimes de cet échec ne voulaient pas se montrer magnanimes, peut-être comprendront-elles l’intérêt qu’elles auraient à savoir dépasser cette vision de justice ( qui ne se rapporte en fait qu’à un système de valeurs relatif et subjectif) pour atteindre autrement leur objectif vital de survie (physique et sociale) dans une dignité reconsidérée.
cf cet extrait :
’ Et c’est vrai qu’on retrouve l’avantage essentiel visé par les
défenseurs de la flat tax : la simplicité du prélèvement de richesse
empêche la fraude. ( Les gros revenus ne peuvent plus être
artificiellement et faussement scindés, pour bénéficier d’un taux
d’imposition moindre ...)
Mais il faut bien considérer que la présente suggestion est
indissociablement liée à l’adoption d’un dividende universel ! ( ce
dividende universel devant bien entendu assurer à chacun des revenus
décents ! )
Certes, si l’on s’en tenait, dans un premier temps, à une complète
suppression du fisc, resterait l’injustice des revenus indécents
... Mais, dès lors que la précarité n’affaiblirait plus les défavorisés
au point de les empêcher de réagir, il est assez probable que la
pression civilisatrice finisse rapidement par assagir les
hyper-vaniteux.
Par ailleurs, en attendant, l’impossibilité de frauder serait déjà
une nette amélioration de notre impôt faussement progressif actuel
(avec son bouclier, ses niches fiscales, ... et toutes les astuces plus
ou moins licites qui permettent aux « remarquables » de tirer leur
épingle du jeu),
car cette amélioration toucherait les très hauts revenus bien
plus que la classe moyenne, qui joue aujourd’hui le dindon de la farce .
’