@bakerstreet
Tout le monde était
très content que la Grèce emprunte ! Spécialement les allemands
qui leur ont prêté énormément pour qu’ils achètent les produits
de leur industrie. C’est justement l’origine des déséquilibres qui
ont suivi : l’euro qui a mis l’économie germanique sur un piédestal
face à ses concurrents, les excédents allemands et le crédit
facile aux premiers temps de l’union monétaire. Ensuite la crise est
arrivée et par la grâce des spéculateurs, puis des eurocrates et de
leurs relais aux niveau des gouvernements nationaux ( Sarko à l’époque
), ce qui était une aubaine pour la finance et les multinationales est
devenu, par la substitution d’une dette publique à la
dette privée, un cauchemar pour les grecs et au final pour les
contribuables européens. Ce sont les eurocrates, et en particulier ici
les concepteurs de l’euro, qui nous ont mis dans ce piège à rat ! Mais
comme ils n’ont peur de rien
vous allez voir qu’ils vont s’appuyer sur ce fiasco pour nous vendre
l’idée qu’il est urgent de passer à l’étape suivante : + d’Europe,
+ d’intégration, un budget commun, etc... Ça s’appelle la méthode
Monnet ( du nom du père fondateur de l’Europe, en réalité un
employé de la CIA comme l’explique François Asselineau ) : avancer
par petits pas, chaque étape étant vendue comme la conséquence
inévitable de l’étape précédente, de manière à ce que le piège
se referme petit à petit ! Je ne me réjouis pas de la crise grecque mais
elle était inévitable. Si ça n’avait pas été la Grèce ç’aurait été un
autre pays, le pays faible de la zone euro. Parce que le système
européen est absurde, parce qu’il est prédateur par nature, destructeur
d’acquis sociaux, d’environnement, d’humanité. On ne peut pas continuer
dans cette voie. Maintenant c’est sûr que la sortie concertée et légale
par l’article 50 est bien préférable à une sortie type grexit ou fraxit
désordonné. C’est pour ça que j’ai adhéré à l’UPR.