@bakerstreet
Je réfute votre point de vue partial ; et en même temps je le comprends : les socialos comme les juppéistes et les sarkozistes ont toujours misé sur un entrée de la Turquie dans l’UE, business oblige. Comme les puissances occidentales, en 1453, ont applaudi à l’écrasement de Byzance par les Ottomans (business oblige, déjà).
Donc, tout est fait pour charger les Grecs et faire preuve d’une mansuétude infinie envers les Turcs, en particulier pour ce qu’ils infligent (avec leur allié Israël) au peuple Syrien.
Ce que je ne peux pas supporter, c’est l’examen de l’histoire à travers les lunettes déformantes de la politique politicienne.
Votre analyse de la position des Grecs dans l’histoire récente est partiale et fortement orientée. Les Roumains aussi ont choisi l’alliance avec l’Allemagne, pour différentes raisons historiques, et faut il les condamner ? (condamner tous ceux qui ont été alliés de l’Allemagne, mais surtout ne jamais rien reprocher aux Allemands et à la Merkel )
Vous dites « les Grecs et les Turcs n’ont pas arrêté de s’écharper pendant des siècles ». Quelle honte et quelle partialité ! Vous passez sous silence le fait que les Grecs ont été sous domination ottomane pendant quatre siècles (et trahis par l’Europe occidentale).
Si vous voulez avoir une idée de ce que fut cette souffrance, lisez le grand chef d’oeuvre de Nikos Kazantsakis : « le Christ recrucifié ». C’est une oeuvre majeure du 20ème siècle, avec l’autre chef d’oeuvre de Kazantsakis « Alexis Zorba ». On a du mal à le trouver, car il n’est plus réédité, sans doute parce qu’il n’est plus politiquement correct. Plus personne ne connaît Kazantsakis en France, mais il est dans toutes les librairies à Athènes.
Voyez vous, monsieur bakerstreet, je ne supporte pas la mauvaise foi socialo-libérale et le mépris des peuples. Que vos chefs aient choisi l’alignement sur Bruxelles, c’est leur droit mais, s’il vous plaît, ne manipulez pas l’histoire ! L’Europe occidentale s’est spécialisée dans le mépris des peuples qui, pendant des siècles, lui ont servi de bouclier : les Roumains, les Grecs, les Bulgares, les Serbes, les Hongrois, les Polonais