@coinfinger
La BCE va tout faire pour sauver la Grèce, et la Grèce le sait.
Quand on a dit ça on mesure que le risque repose essentiellement que la Grèce pense qu’elle tient l’Europe par les couilles, et qu’en conséquence, elle va continuer dans sa voie traditionnelle, faisant le dos rond, attendant, réformant le moins possible ! Les déclarations de Tsipras et de son ministre des finances, valent leur pesant d’or ( dommage qu’ils ne peuvent les monnayer) en termes de contradictions, de retournements, de chantage, de provocation, rappelant celles des pires nationalistes et autres fascistes
Mais la résilience a des limites. A mon avis ils sont trop sûrs d’eux, (même si individuellement ils n’en mènent pas large) ; ils sont victimes d’une ligne idéologique qui les a fait élire, et qu’ils ne veulent pas changer.
Problème !.... Car cela peut bien sûr peut provoquer d’emblée un éclatement, une embardée, comme en 14, quand personne ne tenait vraiment à la guerre, mais où personne ne voulait reculer.
Et d’autre part le ton victimaire que ce pays tient, s’absolvant de ses fautes, incapable de faire son auto critique, ne cédant que le moins possible à la menace de Grixit, est lourd de conséquences pour l’avenir : L’assurance que ce règlement s’il se fait, ne sera qu’un énième prolongement d’une situation endémique.
Bref, ce qui me pose problème, au moins autant que la réalité comptable, c’est le parti pris idéologique qui va avec.
Difficile de dire qu’on est dans un rêve communautaire, et dans une analyse froide de la crise, des causes, un ajustement des actions. Mais juste dans des querelles d’épiciers.
Le must : Ces allées et venues de Tsipras à Moscou, et la recherche d’un axe de substitution, ou la recherche d’un nouveau levier de chantage.