• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de bakerstreet

sur Référendum en Grèce : le rire des hyènes...


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

bakerstreet bakerstreet 4 juillet 2015 12:45

@Trelawney

Impossible de se mettre dans la tête de Tsipras, qui lui même doit naviguer parfois un peu à l’instinct. Arrive un moment de la partie où le joueur qui a la baraka, à qui tout réussi, tente un coup qui ne se révèle pas trop heureux. En tout cas, oui ou non, les grecs sont clivés, ambivalents, certains furieux qu’on leur foute dans les mains le mistigri, et on les comprend !
Tsipras lui de toute façon en sortira la tête haute. Il aura réussi à transformer la boue en or pour son propre usage, et préservera ainsi sa carrière politique. 

Je ne suis pas fasciné par ce personnage, qui c’est vrai à de l’allant et la jeunesse, ( et sait se servir de cette image...) mais qui a composé avec des extrémistes de droite, s’est fait élire avec un programme irréalisable, à moins d’être totalement subventionné. IL tient du populisme et de la démagogie, quand on examine les thèmes qu’il a développé : 
Deux dettes « immondes », celle qu’on ne doit pas rembourser, et celle que les allemands refusent de nous rendre....Un manichéisme qu’on retrouve chez beaucoup d’analystes, comme si le problème grec potentialisait les passions, distribuait des œillère, développait des partis pris extrêmes. En tout cas, chez les grecs, cela donne cette ambivalence criante envers l’Europe, coupable de tout, mais dont on ne veut absolument pas se séparer, et qui fait écho avec leur propre histoire, habile toujours à développer le thème de l’ennemi extérieur. 

Au lieu de se perdre en gesticulations, Tsipras aurait du réformer dans l’urgence, et surtout ne pas attendre d’avoir la pression de l’Europe pour envisager de s’attaquer à la fraude endémique, et à l’argent des armateurs, ce qui n’est toujours pas acté d’ailleurs. 

Cerise sur le gâteau, était il utile de crisper les allemands en leur ramenant cette dette oubliée, dont il a tenté de s’en servir pour masquer les failles.....C’est vrai il n’est pas responsable des problèmes issus des gouvernements précédents, ni des égarements des européens, du refus de sortir de leur orthodoxie monétaire, imputable à mon avis, à l’arrivée de nouveaux petits pays, à qui l’on ne peut laisser développer un exemple fâcheux. Une chose que les grecs n’ont pas intégré dans leur paradigme.

J’espère que la Grèce restera en Europe, pour elle et pour nous. Pour des considérations humaines, et géo politiques.
 Mais comme je l’a dit, je pense que toute la difficulté est de traiter l’ensemble, car il faut arrêter de faire de la Grèce un cas particulier. On peut rêver d’une sorte de grand plan, qu serait un second souffle pour l’Europe.

Une coupe de la dette pour la Grèce, doit se solder par la même opération comptable, dans des proportions justes, sans être forcément égales, pour les autres pays. L’important étant le sentiment de justice, et d’égalité. C’est ce qui a réussi à la france pendant longtemps avant que ça ne parte en couille.

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès