Introduire l’humanisme dans une histoire de
gros sous après tout pourquoi pas ? cela
changera des comptables bornés qui font la loi et les comptes.
On glose beaucoup sur la dette grecque -
devenue le souci majeur des Harpagon cherchant à sauvegarder leur cassette (
souvent bien mal acquise ) - mais on s’étend moins sur son origine.
Il est vrai
qu’elle est moins glorieuse quand on sait qu’elle a alimenté le tiroir-caisse
des vertueux ( surtout allemands et français ) qui font aujourd’hui la morale
mais incitait fortement, dans un passé pas si lointain, leurs banques à
financer l’achat par l’état grec de matériel militaire ou autre , inutiles autant que somptuaires.
Ces petits accommodements avec la bonne gouvernance avait, pour nos donneurs de leçons, l’avantage de leur assurer, par l’endettement des Grecs, quelques décimes de cette sacro-sainte croissance qui est leur indépassable
horizon.
De même qu’aujourd’hui le peuple grec est honteusement mis sous pression parce
qu’il déblaie les chemins de la liberté, l’ état grec, victime de
sa situation géo-politque, fut mis dans le passé sous pression ( par ses alliés ) pour
procéder à des dépenses militaires et d’infrastructures qu’il ne pouvait ni ne
devait assumer.
On ne devrait pas regretter que le peuple ait été appelé à donner son avis dimanche passé mais fustiger le fait qu’il ne fut
pas consulté in illo tempore sur l’opportunité de remplir ses arsenaux et d’entretenir une
armée pléthorique pour rassurer l’Occident dans une région troublée.
En réalité, les Grecs n’ont jamais vu la
couleur des derniers financements que la générosité de la BCE lui a accordés, ce sont des
créances bancaires - surtout allemandes et françaises - qui ont été apurées au prix d’un
approfondissement insupportable de la dette grecque.