@verdad
Merci pour votre très émouvant témoignage.
Je peux d’autant mieux le comprendre que mon oncle et parrain, Jean-Marie Cuny - qui vient tout juste de mourir -, a rejoint l’armée d’Afrique dès que, pendant l’Occupation, il a pu s’éloigner de son département d’origine : les Vosges.
Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de m’entretenir longuement avec Henri-Christian Giraud, le petit-fils du général, l’enfant qui était dans le berceau sur lequel celui-ci s’inclinait au moment où on lui tirait dessus : ce qui montre bien l’ambiance à Alger entre Giraud et De Gaulle.
Vous imaginez bien que, sur ce site, je ne peux pas tout évoquer dans chacun des articles que je rédige.
L’affaire de Dakar m’a beaucoup intéressé. De sorte que je l’évoque, de façon détaillée, dans le livre que j’ai publié en 2005 : Le procès impossible de Charles de Gaulle.
A la page 35, je rapporte le message que De Gaulle a adressé aux Français qui lui faisaient face : « Ici le général de Gaulle ! Je suis devant Dakar avec les navires français, les troupes françaises, les avions français, réunis sous mes ordres pour la guerre de l’honneur et de la libération. Ces forces françaises vont débarquer. »
Vous connaissez la suite. Ce qui ressort de tout cela, c’est que les Français de Dakar ne pouvaient en aucun cas admettre ce genre de sommation qui avait tous les caractères d’une injure délibérée.
Bien à vous.