Si je comprends bien l’auteur de ce qui
n’est même pas un pamphlet mais l’étalage grossier de sa haine pour une
ministre qui, ne lui en déplaise, reste emblématique.
Lors il lui en
déplaît manifestement fort puisque qu’il va jusqu’à lui reprocher d’avoir mené à bien ce
pourquoi elle était missionnée par le chef de l’état et qui est
effectivement une réforme sociétale.
Une réforme d’ailleurs que Mr Pierre, dans sa grande mansuétude,
fait mine de soutenir mais dont il se serait manifestement bien passé au
prétexte que le chômage éclate, ce qui, fin du raisonnement, rend Christiane
Taubira particulièrement odieuse pour s’occuper de ces broutilles et, autre fin du raisonnement, permet
d’alimenter sa haine à lui car de toute chose, même la pire ( et sur l’échelle du pire Christiane Taubira explose manifestement pour lui tous les compteurs ) il faut tirer le meilleur
parti.
En cette occurrence et en ces temps de confusion mentale, qu’est-il de plus normal que de s’en prendre à Taubira, à sa verve et surtout à une éloquence
nécessairement suspecte dans le désert
intellectuel qui est l’environnement naturel de la gueuserie ( en dentelle ou en haillons ) qui a
fait du mariage pour tous l’étendard derrière lequel rassembler ses frustrations.
Les mêmes
sans doute qui reprocheraient volontiers aux Musulmans et aux Juifs de ne pas
manger de porc en période de crise existentielle provoquée indirectement par la sottise des sanctions
contre la Russie, coupable d’appeler un chat un chat et un putschiste nazi - même
ukrainien - un Nazi.
Je laisserai donc à d’autres le soin de chercher dans les méandres
de la pensée de l’auteur les relations
de cause à effet qui, passant par Taubira, sont la cause de tous les événements fâcheux dont il
fait l’inventaire.
Moi, je ne m’en sens pas le courage.
Responsable de tout et même de rumeurs indignes que, dans sa grande bonté, Mr Pierre affirme être fausses mais se fait un plaisir de
relayer tout de même, qui renoue ainsi avec la tradition biblique du bouc
émissaire.
Ses références datent certes mais le rendent aussi
très proche d’autres spécialistes de l’amalgame, une certaine subtilité en
moins.
A dessein, je vais utiliser un proverbe arabe, arabe l’horreur ! qui fait monter aux arbres les pithécanthropes : « les chiens aboient, la caravane passe ».