"Nous
les préférons accueillis plutôt que noyés !"
Concrètement,
ça veut dire quoi ?
Vous êtes
les derniers à ne pas vous aviser qu’il n’y a aucun rapport entre l’accueil et
la noyade, celle-ci se situant en amont, voire très en amont, de l’accueil.
Donc, soit
vous dites n’importe quoi pour tenter de réactiver l’« effet Aylan »,
avec la même indécence que d’autres au début de ce mois, soit vous suggérez,
sans oser pousser votre « logique » jusqu’au bout, d’aller les
chercher directement en Turquie, au Liban, en Libye… Et pourquoi pas à Kaboul,
Dacca et Lagos ?
« Engluée dans une
opinion publique soi-disant hostile aux étrangers, au lieu de faire preuve
d’audace et de pédagogie, les pays européens ont plutôt eu tendance à réprimer
ce mouvement… »
Tant qu’ils n’oseront pas décréter un
moratoire de cinq ou dix ans pour la démocratie, ils seront obligés de tenir
compte du peuple souverain.
Je vous signale que, ce dimanche, le Parti
autrichien de la liberté (FPOe), allié du Front national au Parlement européen,
a doublé son score lors des élections régionales de Haute-Autriche, passant de 15.3
à 30.4 % des votants, et se plaçant loin devant la gauche hospitalière qui,
elle, a régressé de 24.9 à 18.4 %.
On attend avec intérêt le résultat des
élections régionales de Vienne du 11 octobre, où les sondages sont également
des plus prometteurs. En Suisse, où les élections législatives se dérouleront
le 18 octobre, on s’attend à une forte poussée de l’UDC (droite nationale, par ailleurs 1er parti du pays)
puisque les migrations sont au tout premier rang des préoccupations des
citoyennes et des citoyens, très loin devant le chômage par exemple.
Une
semaine plus tard, les législatives polonaises devraient aussi être riches d’enseignement, après le coup de force dont le pays a été victime à Bruxelles. On pourra ensuite, parler des opinions publiques prétendument hostiles, en toute connaissance de cause.
« Voulons-nous un monde où nous construisons
pas à pas un bonheur collectif ou voulons-nous un monde où chacun est
responsable de son propre bonheur ? »
Le bonheur collectif n’est
envisageable qu’entre gens qui se ressemblent et, par conséquent, s’assemblent.
Toute autre formule est porteuse, à terme, de conflits intérieurs graves.
De
Gaulle, dont on parle beaucoup ces jours-ci, disait encore « Essayez d’intégrer de l’huile et du
vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de nouveau.
Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. »
« Faire vivre le devoir d’hospitalité et
d’assistance qui font de nous des humains. »
C’est votre opinion, c’est
votre conception l’humain, elle vous dicte des options, et c’est très bien, mais
à la condition que vous ne cherchiez pas imposer ces options à des gens qui n’y
souscrivent pas.
Vous n’êtes pas propriétaires
du pays que vous ouvrez comme un moulin, il y a des copropriétaires et vous
seriez bien avisés de solliciter leur avis avant de faire les généreux avec un
territoire qui ne vous appartient pas et des fonds publics, qui ne vous
appartiennent pas davantage en propre.
« Il y a plus de 70 ans, nombre de français prenaient
les routes de l’exil pour échapper aux zones de guerre. Souvenons-nous. »
Souvenons-nous aussi que c’étaient des
Français réfugiés en France, c’est-à-dire chez eux, et qui avaient regagné leurs
pénates, six mois plus tard.
« Trouvons le chemin qui nous sauvera de l’obscure
égoïsme. »
Encore une fois, empruntez
le chemin qui vous convient, mais ne vous permettez surtout rien qui soit de
nature à sauver les autres malgré eux.