Voici l’analyse (Octobre 2014) des capacités de
reconnaissance aérienne des russes. Bientôt, les terroristes de l’équipe
américano-israélo-saoudienne ne pourront plus se déplacer entre les
villages et villes syriennes .
...Nouvelle structure de reconnaissance et de frappe C4I de l’armée russe
Une armée moderne du
troisième millénaire est basée sur des systèmes intégrés de
reconnaissance-frappe, capable de détecter, de surveiller en permanence
l’ennemi afin de déterminer ses faiblesses et le moment optimal pour le
détruire.
La seule forme d’assurance dans le
combat connue dans les sciences militaires, c’est la détection en temps
réel de la localisation des combattants ennemis, de l’état de leur
matériel de combat et leurs intentions futures à travers leurs
mouvements et leurs manœuvres dans l’espace et dans le temps.
Contrairement à d’autres formes de reconnaissance, la reconnaissance
aérienne/spatiale a l’avantage de couvrir l’ensemble du théâtre des
actions militaires.
En 2014, l’armée russe a achevé la mise
en œuvre d’une nouvelles structures de reconnaissance, basée sur le
complexe reconnaissance – frappe, conçu pour assurer la projection
immédiate des forces, avec le maximum de précision, à des distances de
plusieurs centaines ou milliers de kilomètres de là. Grâce à ces
structures complexes, la Russie dispose maintenant des systèmes de dernière génération que seuls les américains avaient. Et l’OTAN
se rend compte qu’en raison de la nouvelle structure de reconnaissance,
l’armée russe maintenant connait parfaitement l’emplacement de toutes
ses forces et les moyens des armées des pays de l’OTAN dans le voisinage de la Russie. Elle est capable de détecter en temps réel tout nouveau déploiement de troupes de l’OTAN dans les zones situées le long de ses frontières.
Il convient de rappeler que le succès de
toute opération terrestre est impensable sans l’utilisation des drones
(UAV ou avions sans pilote) avec caméras thermiques infrarouges ou
capteurs divers patrouillant 24 heures sur 24 heures. Ces dix dernières
années, les combats dans des zones peuplées dans des guérillas urbaines
se sont avérés efficaces, justement à cause de l’utilisation simultanée
de drones de reconnaissance, des avions chasseurs- Bombardiers et des hélicoptères d’attaque.
http://englishrussia.com/2014/01/20/new-uav-for-the-russian-forces/
Les armées modernes, celle de la
Fédération de Russie comme celle des Etats-Unis, utilisent un programme
complexe, basé sur trois niveaux de collecte et de traitement des
données pour la formation d’une image complète de la situation sur le
théâtre des opérations terrestres, en plus de l’information recueillie
par plus de cent satellites militaires russes, équipés de capteurs de
divers types.
Le premier niveau est assuré par les 4 à
6 mini drones (UAV) de type ZALA 421-08 (Strekoza) dont dispose chaque
bataillon des forces terrestres de l’armée russe. Ils sont silencieux,
propulsés par un moteur électrique, avec un rayon d’action de 30 km, un
plafond de vol de 2 000 m.
36 autres drones de type Yakovlev
Pchela-1 T et Rubej (similaire au RQ-7 Shadow américain) à faible rayon
d’action volant à une altitude de 2 500-3 600 m, dépendent des brigades
d’infanterie, d’artillerie et aéroportées russes. Tous sont équipées de
dispositifs électro-optiques dans le spectre infrarouge et de capteurs
capables de distinguer une cible en mouvement, détecter le déplacement
de quelques dizaines de centimètres de l’ombre d’un homme à une distance
de 700 m. Les drones à court rayon d’action ont une autonomie de 2 à 4
heures, avec un champ de vision complet, mais avec une ouverture et une
profondeur faible.
C’est la raison pour laquelle les
brigades de chars russes, qui ont un rythme offensif élevé, disposeront,
d’ici à 2015, de quatre avions de reconnaissance sans pilote Dozor 600,
avec un rayon d’action intermédiaire, semblable aux MQ-1 B Predator
américains. L’équipement de navigation est de type FLIR et inclut une
caméra dans le spectre visible et l’infrarouge, un télémètre laser et un
projecteur laser pour diriger les armes. Comme le MQ-1 Predator qui
dispose d’un détecteur de mouvement SAR (Synthetic Aperture Radar),
le Dozor est équipé de systèmes au niveau des ailes qui peuvent
accrocher deux missiles guidés par faisceau laser, deux lanceurs de
roquettes non guidées, ou 6 bombes de 20 kg.
Le deuxième niveau de collecte et de
traitement des données de recherche est étroitement lié à toutes les
unités de terrain, et est composé d’une flotte d’hélicoptères d’appui
des forces terrestres de la Russie. Il s’agit plus précisément des
hélicoptères de reconnaissance et d’attaque Mi-24V/Mi-35, Mi-28 et Ka-52
Alligator. Les capteurs de navigation FLIR, la gestion de tir et des
données des recherches de l’hélicoptère
sont montés dans un carénage spécial MMS sur le nez de l’appareil.
L’équipement comprend une caméra pour la vidéo pendant la journée, et
pour une empreinte thermique pendant la nuit, un petit radar dans la
gamme de fréquences millimétrique, et un émetteur de faisceau avec un
télémètre laser pour diriger les armes de haute précision.
Le troisième niveau de collecte et de
traitement des données est la recherche stratégique, représentée par des
avions de reconnaissance à long rayon d’action. La Russie détient 17
drones furtifs type Skat similaire au RQ-170 Sentinel américain, utilisé
en Afghanistan, avec une altitude maximale de 12 000 m et un rayon
d’action de 4 000 km.
Mais la base reste essentiellement les avions à contrôle ELINT,
ayant à bord des équipages spécialisés dans la reconnaissance. La
Russie possède une vingtaine d’avions de type Il-20M1, avec un rayon
d’action de 6 500 kilomètres, un plafond de 11,800 m, chacun étant
capable de patrouiller dans l’air pendant 12 heures sans ravitaillement.
Le Il-20M1 a une équipe de 8 spécialistes ELINT
avec un radar de grande puissance. Le radar Kvalat-2 permet d’afficher
sous forme numérique la carte du terrain, le long de la trajectoire de
vol, jusqu’à une distance de 300 km. Dans la mémoire du processeur, est
enregistrée une carte à laquelle la carte en cours est comparée
automatiquement en détectant l’émergence de nouveaux moyens de combat de
l’ennemi ou la modification de ceux déjà connus enregistrés en mémoire.