Je ne sais pas si c’est en liaison étroite avec votre article mais je ne peux m’empêcher d’apporter le commentaire suivant. Tant pis si je me fais taper dessus. Lisant l’ouvrage d’Edward Frenkel, « Amour et Maths », où il est question de Grande théorie d’unification, d’Algèbres de Lie, du « Programme de Langlands » et autre belles choses assez incompréhensibles, j’ai relevé ce passage (page 250) :
« A ce stade, il est important de noter que les particules élémentaires se partagent en deux classes : les fermions, comme les électrons, les protons, les neutrons, le neutrino et les quarks, qui constituent la matière, et les bosons, comme les photons ou la discrète particule de Higgs, [..], qui transportent les forces. »
Tout ceci me fai penser aux travaux de Léon Brillouin. Si l’on en croit cette source (http://jeanzin.fr/ecorevo/sciences/entropie.htm]), « En 1950, Léon Brillouin avait calculé le coût énergétique minimum de toute information, selon le principe de Gabor (No free lunch) qu’on n’a rien pour rien, même pas une observation ! C’est ce qui permet de déterminer « l’efficience d’une expérience, par le rapport entre l’information acquise sur le coût entropique ». »
De même « Lorsque Planck a découvert les quanta, il cherchait à relier entropie et énergie, à fonder l’entropie sur une propriété physique, l’interaction de la matière avec le rayonnement, et pas du tout à rendre compte du caractère discontinu de l’énergie qu’il a admis assez tardivement. On peut dire que la physique quantique finira par lui donner raison en identifiant le mécanisme de base de la perte d’information avec le phénomène de décohérence. »
En gros, j’aurais envie de dire que les fermions sont la matière et les bosons les forces, c’est-à-dire - avec Albert Einstein - la déformation de l’espace qui courbe les trajectoires de la matière. Les fermions c’est l’énergie, les bosons l’information. Selon Brillouin la variation d’entropie est reliée à la variation du l’information, à son logarithme en fait, ∆S = -log(∆I). Les deux faces d’une médaille. Dans une situation idéale, toute variation d’entropie est compensée par une variation d’information.
Je trouve que tout ceci s’assemble si bien qu’on pourrait se passer de parler de fermions ou de bosons, simple béquilles dans l’histoire des découvertes, et se concentrer sur cette belle relation entre l’énergie et l’information par le biais de son logarithme. Partager l’énergie la divise, partager l’information la multiplie.
Bon, je disais ça comme ça. Ne m’en voulez pas.