@Pie 3,14
ce ton vous semble un peu ridicule (ce n’est pas le mot que j’aurais écrit, bien qu’étant vieux, ayant perdu beaucoup d’illusions, d’attentes, de perspectives d’avenir). Pour aller dans le sens de votre contribution, je voudrais ajouter que votre avis n’a aucune importance, aucun intérêt, il est déjà perdu dans le grand tout du réseau, je ne sais même pas comment ni pourquoi je l’ai lu, encore moins pourquoi je le commente, ma réaction étant d’ores et déjà effacée. Puisque le ridicule ne tue pas, notre témoin mourra de mort lente dans l’indifférence, ou sous les sarcasmes, à moins que ce ne soit sous les bisous de gens très affectés. Voici donc le temps de l’effacement ; vous êtes presque effacé, moi plus encore, fallait-il que nous le comprenions, dans un monde qui a perdu la boule, disent les vieux encore engagé pour une société qui les ignore en fait depuis longtemps ?
Ouais ouais, c’est déchirant de voir un artisan perdre ses mains, ses yeux, son âme parce que son métier disparaît, sa pensée, sa vie avec. On ne pourrait rien faire, on n’aurait pas à s’élever contre l’injustice ni la bêtise ou la méchanceté, impossibles à définir dans le grand tout mondialisé, dans lequel toutes les opinions seraient de même « valeur ». Certaines sont cependant plus égales que d’autres... Ce ton lyrique... il est celui des désespérés. Va donc comprendre le désespoir que tu n’as pas éprouvé, ou sous d’autres formes qui elles avaient du sens. Et puis c’est un peu inconvenant, pour qui n’a pas perdu sa chemise, pardon pour l’ironie...
Dernier point, je ne comprends pas l’idée que les destructions d’un monde si proche des anciens (de nos parents, le nôtre aussi), cette obsession humaine, ne serait « pas irréparable ni forcément définitive » parce que « cela fait si longtemps qu’elles sont menacées ». Cela me semble singulièrement illogique.