@philippe baron-abrioux
Votre optimisme me
va droit au cœur, et ne vous excusez pas d’être trop long, parfois
les choses que l’on a en soi méritent de longs développements.
J’évoque moi-même
le vaste chantier de restauration qui sera bientôt ( ? )devant
nous et la France a traversé d’autres épreuves que de devoir
composer avec un parti d’ Extrême-droite dont la composition
organique n’est pas homogène et qui ne trouve son liant que dans des
valeurs négatives.
Même la nostalgie
qui est parfois un retour sympathique vers des beautés morales et
intellectuelles un peu passées de mode ne s’exprime chez eux que par
de grossiers borborygmes. Le « on est chez nous ! «
qui fait écho à « Algérie française !« quand on
était chez eux.
Je suis donc
très pessimiste pour le court terme et peut-être même pour une
plus longue période, tant me semble réduit à l’état de chimères ceux qui pourraient, par leur élévation de pensée,
rassembler sur un projet de société le peuple – pas foncièrement
mauvais que du contraire – derrière eux ; j’ai adopté le pluriel pour éviter le piège de l’homme providentiel...
Mais le chantier est là qui se profile devant nous et il faudra lui donner des fondations solides, ce qui implique de cimenter autour de valeurs citoyennes la population dans sa diversité ethnique et philosophique et quand j’écris ça, je suis conscient de manier le truisme mais je n’ai pas trouvé de meilleure formulation que l’évidence.
Pour ce qui est du
mouvement, le FdG, qui a mes préférences, je ne peux que constater
que, malgré ses efforts mais aussi à cause d’une ligne politique
fluctuante, il n’est guère percutant au niveau de l’opinion et je
crains fort qu’il ne se soumette demain encore par opportunisme
électoral à des accords ou des accommodements avec le PS.
Entre ne pas tirer
sur l’ambulance ou monter dans l’ambulance au risque d’attraper la
crève, le choix me semble pourtant simple.