@ddacoudre
« dans ce cas nous
dépassons la xénophobie pour entrer dans le racisme lié au fasciés. »
Décidément… Ce n’est pas du
tout de racisme qu’il s’agit, mais de ce clivage qui traverse toutes les
sociétés, dans tous les domaines et en permanence, qui sépare les omnivores des
végétariens, et les végétariens des omnivores, les philatélistes des numismates,
et les numismates des philatélistes, les forts des faibles, et les faibles des
forts, les vieux des jeunes, et les jeunes des vieux, les Blancs des Noirs, et
les Noirs des Blancs, les musulmans des catholiques, et les catholiques des
musulmans, je veux parler du double clivage nous/eux et eux/nous. Sans oublier,
bien sûr, le double clivage nous/elles-elles/nous
« c’est oublier un peu
vite que la guerre de 14/18 a vu l’arrivé de noir français sur son territoire
comme des maghrébins et ce n’était pas des immigrés, mais des autochtones
d’Afrique et d’ailleurs francisés de force par la colonisation… »
Rares sont ceux qui,
croisant des Subsahariens ou des Maghrébins dans leur rue, dont la première
pensée va aux bataillons de marche sénégalais et aux régiments de tirailleurs
marocains.
« …je comprend que l’on puisse avoir peur de
l’islam… »
Il n’y a pas à avoir peur de
l’Islam, il s’agit de savoir si, dans la mesure où il est incompatible avec la
République, on le contiendra ou s’il islamisera la République, en plaçant Allah
au-dessus de ses institutions et de ses lois.
« …
d’où l’intérêt essentiel de l’intégration et d’un sentiment d’appartenance
nationale, ce que partage environ 86% des musulmans. »
Je ne sais pas ce que c’est
que l’intégration autre qu’économique, et d’autant moins, désormais, que nous
sommes en présence de communautés suffisamment importantes pour vivre en
autarcie culturelle et sociétale, ce dont elles ne se privent pas.
Quant au sentiment d’appartenance
nationale, on se demande à quoi il correspond chez des gens qui désignent les
Français comme des *eux* auxquels ils ne s’identifient en rien. A ce propos, la
lecture des livres de Malika Sorel-Sutter pourrait vous apprendre beaucoup,
mais je ne vous les recommande pas, parce que je subodore qu’il contienne des
informations, des observations et des conclusions, que vous n’avez aucune envie
de connaître, tant elles vous éloigneraient de cette société universelle (chimérique)
à laquelle vous aspirez.
« …j’ai eu travaillé dans une grande société
qui employait toutes les nationalités africaine du centre au nord, ils
recevaient un revenu et leur différence culturelle ne posait que peut de
problème. »
Il y a des immeubles où cohabitent
sans problèmes des gens de vingt nationalités, mais ils n’illustrent en rien la
coexistence de millions de « nous » avec des millions de « eux »,
dans des rues, des quartiers, voire des communes, que les premiers fuient dès
qu’ils en ont l’occasion pour être remplacés par toujours plus de eux.
« En ce moment la société se trompe d’adversaire
pour ne pas accabler le capitalisme… »
Ce ne sont pas adversaires,
ce sont des intrus, des envahisseurs, des « autres », des « non-nous »,
des gens dont la présence n’est pas plus souhaitée que la compagnie, tant les
codes sociaux qui les lient, sont différents des nôtres. En tout premier lieu
sur le plan des relations entre les sexes.
« …une organisation économique qui c’est
imposé dans le monde entier, et que ces conflits arrangent. »
Ce n’est pas si sûr, puisque
le Nouvel Ordre Mondial postule la liquidation des Etats-Nations, en tant que
foyers de rébellion potentiels, et que pôles de résistance contre la submersion
alterculturelle.
Pr, sur ce plan-là, les peuples
d’Europe font actuellement preuve de capacités réactives qui sont très
prometteuses, et qui vont en sens inverse de ce que veulent les Juncker, Sutherland,
Attali, Goldman-Sachs et autres Lagarde, zélateurs d’un « seul Etat pour
toute l’humanité , auxquels ils aspirent et pour lequel ils conspirent, sans
même se cacher. Ce qui permet à Philippe de Villiers de parler de « complot
à ciel ouvert ».,
Mais il faut être sous l’effet
de puissants psychotropes pour croire qu’on pourra faire avec des Français, des
Allemands, des Polonais, des Italiens, des Bulgares, des Algériens, des
Burkinabés, des Syriens, des Irakiens, des Turcs, des Egyptiens, des
Pakistanais, des Indiens, des Chinois, des Afghans, des Somalis et des Congolais,
ce qui n’a pas pu être réalisé entre Flamands et Wallons, entre Croates, Serbes
et Bosniaques, entre Tchèques et Slovaques.
Ces exemples tout proches,
entre gens de même race, de cultures très semblables, voisins de toujours,
illustrent assez combien les sociétés multiculturelles sont vouées à être
multiconflictuelles. Et si, comme vous semblez le souhaiter, cette mosaïque de
peuples parvenaient à s’unir pour dépouiller les affreux capitalistes, ce
seraient pour, ensuite, mieux s’étriper lors du partage de leurs dépouilles.