À volume constant (ou
population égale), un tassement de la pyramide sociale, en réduisant
l’écart entre son sommet et sa base entraîne un élargissement de
cette dernière, ce qui signifie une augmentation de la pauvreté,
alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une
étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a
l’effet inverse.
De même, quand la
pyramide sociale se développe en volume du fait de l’augmentation de
sa population, le supplément d’activité de celle-ci accroît la
richesse globale de la société, avec pour conséquence d’éloigner
son sommet de sa base, ce qui se traduit par l’accroissement de
l’écart entre richesse et pauvreté.
Ces deux observations
révèlent qu’à une augmentation de l’écart entre richesse et
pauvreté correspond un recul de cette dernière et inversement, sans
modifier les inégalités autrement que dans leur répartition. En
d’autre termes, l’augmentation de richesse collective réduit la
pauvreté et sa diminution l’augmente. La Palice n’aurait pas dit
mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une
tout autre affaire.
À défaut d’une
utopique suppression des inégalités, nous devons donc être
conscients que notre seule possibilité de les réduire réside dans
le meilleur compromis possible entre plus de richesse et moins de
pauvreté, ou moins de richesse et davantage de pauvreté.