LE GRAND SCANDALE DE LA DETTE SOUVERAINE
Jusque dans les années 70, l’argent était tiré du Trésor
public, « ex nihilo » selon les besoins du moment, bien qu’avec le
contrôle du Parlement. Mais trop facilement au gré des banques, qui estimaient,
à juste titre, qu’augmenter la masse monétaire en circulation de cette façon
engendrait l’inflation honnie pour tout
prêteur qui voit la valeur de ses créances s’amenuiser avec le temps. Les prêteurs savent que cela fait baisser
la valeur de l’argent prêté. D’où des lois empêchant l’Etat
français de battre monnaie à son gré, en laissant ce soin aux banquiers,
qui créent depuis ces sommes en
circulation, assorti cette fois d’intérêts, censés être un frein à trop de
facilité.
Depuis cette date
les banques ont pris le pouvoir sur l’Etat en le laissant s’endetter comme
devant, mais cette fois dans leur propre…intérêt ! Cette technique s’est
généralisé avec les traités européens qui ont fait adopter une directive équivalente pour les pays
membres de l’U.E. Les banques ont réussi à
persuader que l’inflation était toujours malsaine pour la population, ce qui
est faux. Comme le démontre la période des trente glorieuses Le lobby bancaire a réussi à persuader les
dirigeants qu’il fallait supprimer la « planche à billets », L’Etat,
obligé de payer des intérêts devait
ainsi se montrer raisonnable dans ses dépenses. Cette
technique s’est généralisée avec les traités européens.
La technique austéritaire récemment imposée par les
banques à la Grèce, a été adoptée en France dans les années 75 avec toujours
cet objectif déflationniste. La BCE a été créée officiellement dans ce but
grâce au traité de Maastricht. Dans ces conditions, où l’argent scriptural est
totalement virtuel, où seule l’acceptation de règles conventionnelles
uniquement basées sur des chiffres, permet des maniements libérés de toutes
contraintes au niveau des Etats. D’où les crises par l’inflation cette fois des
dettes qui agissent comme des compensations à l’augmentation de liquidités dues
à l’activité économique.
Ce système est le contraire
du système keynésien d’avant années 70 qui
veut lui, augmenter les dépenses de
l’Etat, seule façon de créer la croissance alors que l’austérité la diminue,
avec comme conséquence évidente le chômage de masse et la montée des
inégalités.
Il y aurait une technique simple pour effacer ces dettes, du moins en
partie, un simple jeu d’écriture, et tout le monde serait content. Mais, bof,
les financiers sont trop cupides et les dirigeants trop bêtes !