Dans les prochaines années le nombre de diplômés Essec, edhec, ESCP et surtout EM Lyon explosera. Les recruteurs auront à leur disposition des étudiants recrutés au niveau du bac avec une culture académique assez proche du bac mais avec trois ou quatre années d’école de commerce agrémentées de stages ou de séjours dans les campus à l’étranger de l’école.
La lisibilité du diplôme grande école perd beaucoup dans cette affaire. Pourquoi faire une Cpge , passer des concours difficiles pour se retrouver sur le marché du travail en concurrence avec des diplômés d’un tout autre profil….
Le guide critique des écoles de commerce n’a pas été conçu pour faire plaisir mais pour avertir ?
Vous pouvez télécharger un résumé (10% du contenu ) sur drop box ou vous procurer le guide sur Amazon
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UN article du Monde permet de faire un constat du développement des bachelors
http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/02/22/un-bachelor-en-trois-ou-quatre-ans_4869383_4401467.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=linkedincompanies
Je suis sans doute un horrible réactionnaire qui n’a rien compris mais demain la majorité des diplômés de ces écoles ne sera pas passé par la filière cpge Grande école.
La stratégie sera-t-elle gagnante pour les écoles ? Pas certain, il existe des formations concurrentes de bonne qualité et moins couteuses. Je pense aux DUT et à certains Bts complétés par une licence professionnelle ou non .Je pense aux DCG de très grande qualité. Autant de formations gratuites et financées par l’Etat.
Il n’y a pas d’ambiguïté sur le diplôme, pas de risque de confusion avec le diplôme grande école puisque ces formations délivrent des diplômes d’ETAT.
Les défenseurs des BBA et de la rupture du modèle français de grande école ne peuvent réussir qu’à trois conditions :
- L’absence de travail d’information des médias : le BBA est à la mode, il menace les prépas mais également les DUT, les Bts, les Dcg, il coûte très cher et ne débouche sur aucun diplôme d’Etat.
- L’absence de réaction des diplômés grandes écoles face à la confusion. Intégrer une école qui fabrique autant de BBA que de diplômés grande école conduira à la dépréciation du diplôme
- La bienveillance de l’Etat. Mettra-t-il en place un système de délivrance du grade de licence comparable à ce qui se passe pour la délivrance du grade de master ?
Si ces conditions sont réunies alors l’enseignement de la gestion sera bel et bien américanisé avec des couts de scolarité majorés de 20 000 euros.
Obsédés par leur détestation des classes prépas les journalistes qui assurent la promotion des BBA n’ont toujours pas compris que ce type de formation s’en prend également aux DUT, aux Bts et aggrave les inégalités sociales. Le bba est il autre chose qu’un BTS relooké marketing et payant ? Il est vrai que les plaquettes des écoles sont séduisantes et le nom du diplôme plus sexy