Macron peut exploser en plein vol si ressort l’affaire de la jeune
étudiante congolaise déséquilibrée qui soi-disant le harcelait
sexuellement par mail. Comment peut-on harceler quelqu’un avec des mails
pendant des mois, alors que la mise en spam ou en « indésirable » ne
nécessite qu’un clic ?...
Les faits :
Le ministre de l’Economie a porté plainte à l’encontre d’une jeune gabonaise de 29 ans, étudiante
en Droit, qui l’inondait depuis des mois de courriels énamourés,
composés de déclarations d’amour et de photos érotiques de sa propre
personne. Elle a finalement écopé d’un simple rappel à la loi. Cette
jeune femme, qui aura passé en garde-à-vue et la journée et la nuit du
jeudi 25 février 2016 pour « messages réitérés malveillants en vue de troubler la tranquillité d’autrui », « souffre de troubles psychologiques conséquents », a souligné Christophe Barret, le procureur de Montpellier, « mais l’enquête a montré qu’elle ne présentait aucune dangerosité ».
Elle était détentrice de l’adresse-mail personnelle du ministre parce que celui-ci, « pour séduire les entrepreneurs », l’avait donné à son auditoire à l’occasion d’une interview publique lors du salon LeWeb de décembre 2014.
Apparemment, et en définitive, avec ce simple rappel à la loi les
choses ne se terminent peut-être pas trop mal pour cette jeune femme
perturbée. Elle risquait en effet jusqu’à un an de prison et 15000€
d’amende pour ce « harcèlement » du ministre. C’est du moins ce que certains journaux ont répété les uns à la suite des autres.
Et en conclusion l’affaire serait très simple. Et a pu donc être rapidement classée.
Sauf que...
Peut-on sous-entendre que dans cette affaire il n’y avait pas de harcèlement alors
qu’Emmanuel Macron était submergé de mails depuis des mois ?
Et pourquoi
ce grave différend se terminerait-il seulement « peut-être » pas trop mal pour cette jeune femme ? Comment pourrait-on trouver sa peine encore trop lourde ?
Oui, ce sont effectivement des questions
que l’on peut
légitimement se poser. Pour le moins Emmanuel Macron semble avoir eu
dans cette affaire un comportement très curieux. Et très étonnamment les média n’ont pas fait observer l’incongruité de la plainte d’un
ministre à qui il suffisait de mettre la « harceleuse » en spam ou en indésirable, et dès
les premiers mails s’ils paraissaient provenir d’une déséquilibrée. Et bien
non, il l’a laissé le « harceler » pendant des mois !… Celle-ci était-elle
d’ailleurs psychologiquement perturbée dès le départ, ou l’est-elle
devenue au fil du temps ? Personne ne le précise. Tout juste
constate-t-on qu’elle est actuellement perturbée. Et avec une certaine
gravité apparemment puisque ses troubles sont qualifiés de « conséquents » par le procureur.
Le ministre a-t-il eu en l’occurrence un comportement parfaitement
adapté ? On peut en effet s’interroger sur son inaction quand il lui
était si simple d’agir pour être débarrassé de l’importune : un simple
clic ! (s’il avait voulu se passer de l’intervention des services
informatiques gouvernementaux compétents et particulièrement bien
outillés). Et apparemment il ne l’a pas fait. Cette attitude nous en
apprendrait donc bien long sur le
ministre de l’Économie. Pendant des mois il aura donc reçu les photos
érotiques et textes enflammés de cette jeune femme perturbée, et au bout
du compte, lassé ?, déçu ?, pris en flagrant délit de visionnage de
photos érotiques par sa femme ?, ou par un collaborateur ? ou plus
simplement déstabilisé par une relation qu’il ne maitrise plus ?, etc,
le voilà qui porte plainte pour
harcèlement. Notre ministre de l’Économie donc a-t-il
souffert d’aveuglement à cette occasion pour avoir réagir avec si peu de célérité ou au contraire avait-il
toute sa tête comme le requièrent ses hautes responsabilités
ministérielles et ses éminents projets législatifs ?
Il n’y a pas si longtemps le ministre de l’économie
aurait parlé de son premier-ministre tout aussi libéral que
lui en ces termes : « Il est devenu dingue ! Il n’arrête pas de m’attaquer ! ».
Et si, à partir d’une banale perversion, Emmanuel Macron était lui
aussi « devenu dingue » ? De la jeune étudiante. Au point de la
déséquilibrer psychologiquement ? Sa peine, réduite en Justice à un
simple rappel à la loi, ne serait pas alors si légère...