@mmbbb
En ce qui concerne l’éducation, quelques amis ont éclairée ma lanterne. Le problème ne serait pas dans la culture africaine ou maghrébine, mais dans le mélange d’une société occidentale et de la cellule familiale outre-Méditerannée.
Le fonctionnement de la société occidentale est centré sur la cellule familiale de laquelle découle la majeure partie de l’autorité. La société civile est quant à elle plutôt permissive, et se mêle pas trop des individus. Même les parents autoritaires ne tolèrent pas de remarques autoritaires de la part du voisin... l’exercice du pouvoir sur l’enfant ou l’ado est une chasse gardée !
—
Dans d’autres sociétés, et ce fût un peu le cas eu Europe avant le XXème siècle, la cellule familiale a moins de pouvoir, mais la société civile offre un cadre plus dur et plus autoritaire. Un enfant ou un ado appartient un peu à tout le monde, et peut être remis à sa place par un parfait inconnu.
Si un gamin s’avisait d’insulter une personne âgée, ou de cracher dans les transports, la baffe viendrait de n’importe où, avec le soutien total des parents et du reste de la société.
—
La conséquence est que l’éducation familiale maghrébine est peut autoritaire... et dans une société occidentale permissive c’est détonnant !
Par contraste, c’est exactement la même raison qui fait que l’immigration asiatique ne pose strictement aucun problème de délinquance.
—
Le fait que les imams exercent une certaine fascination, et jouissent d’un respect dans les quartiers difficiles est simplement la conséquence de ce partage de l’autorité... les humains ayant toujours plus de respect envers une personne autoritaire qu’envers une personne qui se laisse marcher sur les pieds.