@Zolko
« le QE n’est pas l’argent hélicoptère, car l’argent
ainsi créé n’est pas sorti du système financier, il y tourne en boucle. Mais
quand - quand et pas si - les banques centrales inscriront 1000€ sur les
comptes des particuliers, cela sortira du système financier, et ira dans la
poche des personnes réelles. »
Vous vous trompez, Renaud. C’est vrai qu’il y tourne en
boucle, et c’est ce qui paraît à travers les quantitative easing. Je vous pose
une question. Où vont les capitaux que la zone euro donna à la Grèce ? Et d’où
viennent ces capitaux ? En partie
des excédents allemands dont ils reçoivent leur quotepart des QE émises par la
BCE en contrepartie des dettes publiques et privées allemandes. Et le poids de
l’Allemagne dans le fonds propre de la BCE, il est d’environ 20% (que j’arrondis).
La Grèce quelques 3%, les chiffres du poids de chaque pays dans le capital de
la BCE, vous le trouverez dans Google.
Les 19 pays de la zone euro bénéficient de liquidités
issues des QE (créées à partir de rien). C’est vrai que le système bancaire les
multiplient dans les investissements spéculatifs en bourse, mais il demeure que
cela va soutenir aussi bien l’économie de la zone euro que les budget des États
qui enregistrent tous des déficits.
Les 1000 € dont vous parlez et que vous avez lu dans des analyses sont d’une
certaine manière inscrits via le soutien de l’économie sous toutes les formes
possibles. Par exemple, l=pour la Grèce, ils soutiennent les fonds de
retraites, les salaires des fonctionnaires de l’Etat (enseignant, policiers,
personnel médical de l’Etat, etc.), dégrèvement d’impôts pour aider les
entreprises, etc. Et toutes ces aides viennent de ce qu’émet la BCE, en QE.
Sauf que c’est insuffisant, ce qui explique les remous politiques et sociaux en
Grèce, en Espagne, en France, en Allemagne. Parce qu’il y a la crise économique
et financière partout dans le monde. Et elle est larvée.
SUITE…